OUTRE-MER - Un accord sur la baisse des prix a été trouvé entre les professionnels et Yves Jégo...
Les prix seront révisés à la baisse dès le 15 décembre. Il aura fallu dix heures de visio-conférence pour trouver un accord et permettre la levée des barrages routiers mis en place, depuis lundi, en Guadeloupe. Le collectif socio-professionnel, de Guadeloupe, qui réclamait une baisse du prix du carburant, a trouvé un terrain d'entente avec le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo.
Des barrages avaient déjà été mis en place, début décembre, dans d'autres territoires et départements d'Outre-mer, comme en Guyane mais aussi
à l'île de la Réunion, pour protester contre le prix des carburants.
Les tarifs gelés pendant trois mois
Les négociations ont débouché sur l'annonce d'une baisse des différents carburants distribués dans l’île: moins 31 centimes sur l’essence sans plomb, moins 22 centimes sur le gazole et le prix de la bouteille de gaz domestique a été fixé à 17 euros.
«Ces tarifs seront gelés pendant trois mois», a précisé le porte-parole du collectif des socio-professionnels guadeloupéens, Jean-Yves Ramassamy. Le temps que la mission d’inspection chargée de mettre à plat tout le système de formation des prix des carburants puisse rendre son rapport au gouvernement. Le collectif de socio-professionnels, soutenu par des associations de consommateurs, a paralysé l'île depuis lundi pour obtenir une baisse du prix des carburants comme en Guyane.
Un appel à la grève générale le 16 décembre
Les élus locaux de gauche et de droite ont été très actifs dans la résolution de ce conflit. «Il a fallu se battre à chaque instant pour avoir un accord efficace», a souligné le président PS de la Région Guadeloupe, Victor Lurel. «Maintenant il va falloir être vigilant dans son application» a-t-il ajouté. Grâce à une aide d’investissement exceptionnelle de l’état, Région et Département ont contribué à hauteur de 3 millions d’euros à la résolution d’un conflit qui a paralysé toute l’économie locale pendant trois jours.
Enfin la sénatrice UMP de la Guadeloupe, Lucette Michaux-Chevry a affirmé que «le problème de fond est la vérité des prix de la
Sara» (société anonyme de raffinerie des Antilles), «il faudra mettre un terme à cette situation illisible», a-t-elle conclu. Le retour à la normale est prévu jeudi matin dans l’île, mais plusieurs syndicats de salariés ont appelé à une grève générale le 16 décembre prochain. Ils dénoncent les prix des carburants et au monopole de la SARA.
MD avec agence