«Sean Avery» ou l'histoire d'un fondu du bulbe...

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Publié le 10 décembre 2008.

HOCKEY - Portrait d'un débile profond...

«Quand on demandera dans 20 ans qui a été la plus grande peste dans l'histoire de la Ligue nationale de hockey, on répondra Sean Avery», a l’habitude de déclarer Mathieu Dandenault son ancien coéquipier chez les Detroit Red Wings. «De toute façon, plus rien ne m’étonne avec lui.»

La dernière de «La Peste», joueur le plus détesté de la NHL, le championnat nord américain de hockey, n’a donc étonné personne. À son arrivée à Calgary, où son équipe, les Dallas Stars, affrontait les Flames le 2 décembre, l’attaquant a provoqué, comme à chaque fois qu’il voit une caméra. «Je suis heureux d'être à Calgary parce que j'adore le Canada, a-t-il lancé. J'aimerais seulement dire qu'il est devenu commun pour les joueurs de la NHL de tomber amoureux avec mes restes ("sloppy seconds")» Une provocation destinée au défenseur des Flames Dion Phaneuf, qui fréquente son ancienne petite amie, l'actrice Elisha Cuthbert (la fille de Jack Bauer dans 24 heures chrono, en sous-vêtements dans The Girl Next door).

Pour cette déclaration tapageuse, Avery a déjà pris six matchs de suspension et risque d’être viré de son équipe des Stars. La décision devrait tomber ce mercredi.


Histoire d'une plaie

Provocateur, bastonneur (pugiliste disent les Québécois), showman, raciste envers les francophones, Sean Avery est un phénomène de la NHL. Sa meilleure ligne de stat est celle des minutes de prison (Il a seulement marqué 15 buts la saison dernière). Dès sa première saison professionnelle en ligue mineure avec Cincinnati en 2000-2001, il a atteint la marque des 300 minutes de punition. En 2003-2004, pour sa première saison de NHL, il réussit à se hisser au tout premier rang des bannis avec un total de 261 minutes d'enfermement. Dans tous les clubs qu'il a fréquentés (les Detroit Red Wings, les LA Kings, les NY Rangers et les Dallas Stars), il a toujours tout fait pour passer le moins de temps possible sur la glace…

Le style de la Peste. Ici en mode provocation sur le gardien du New Jersey, Martin Brodeur. Une action où l'on comprend mieux le rôle de Sean Avery dans le jeu:




Avery parle trop et se bastonne tout le temps. Contre
Iginla ou Nash

 


Alors forcément, ça finit par énerver tout le monde. Ici Chris Kunitz venge tous les opprimés de Sean Avery par un body check des familles…



Ces deux-là ne peuvent de toute façon pas se supporter… Comme le prouve ce fight mémorable...


 

Idem pour Hordichuck qui en met plein la face à un Sean Avery lâche dans l’intention puis protégé par les arbitres.


Le comédien Avery


Mégalomane, dans ces jeunes années, Sean Avery réclamait que ses coéquipiers l’appellent «A Dog» dans les vestiaires. Certains préféraient l’appeler «Puppy» (diminutif affectueux pour un chiot). Gros frimeur, Avery a évidemment été récupéré par le cinéma. Il a notamment fait une apparition dans le film «Maurice Richard» de Charles Binamé. Dans ce film, il joue le rôle d'un joueur des Rangers qui voulait s'en prendre à la légende des buteurs Maurice Richard en l'insultant avec des propos racistes envers les francophones. Un rôle très proche de la réalité…

Sur la glace, Avery met à profit ses talents d’acteur, à la façon d’un Cristiano Ronaldo des grands jours. Ici le Tchèque Jaromir Jagr le touche, Sean Avery meurt…



Et pour finir en beauté, le top 10 de Sean en NHL:


 

Matthieu Goar
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