POLITIQUE - La candidate malheureuse à la direction du PS dément avoir refusé de travailler avec l'équipe de Martine Aubry...
Ségolène Royal veut travailler.
Absente de l'équipe Aubry, l'ex-candidate à la présidentielle a démenti dimanche soir avoir
refusé d'entrer dans la nouvelle direction du Parti socialiste, affirmant au contraire qu'elle restait «disponible».
«Je ne veux pas que l'on puisse dire que j'ai refusé de travailler, je souhaite travailler, je lui ait dit, je souhaite me mettre à la disposition du parti», a déclaré Ségolène Royal sur France 2.
«Je suis disponible pour travailler»
«Deux fois dans son bureau et une fois au téléphone, je lui ai dit que je suis disponible pour travailler, que nous attendons que Martine nous propose des responsabilités à la hauteur de ce que nous pouvons apporter aux Français (...) je souhaite avoir des responsabilités», a-t-elle insisté.
En présentant samedi sa nouvelle équipe, Martine Aubry avait déploré que Ségolène Royal n'ait pas accepté ses propositions destinées à y inclure certains de ses proches. «Elle ne l'a pas souhaité, je respecte totalement sa décision mais je lui ai dit aussi la porte restera toujours ouverte», avait déclaré la maire de Lille.
La Hillary Clinton du PS
La présidente de la région Poitou-Charentes a par ailleurs indiqué qu'elle ne se considérait pas «dans l'opposition» du PS. «Je représente la moitié des militants du Parti socialiste et donc je souhaite travailler dans la direction du Parti socialiste, comme cela a été fait, on l'a vu, aux Etats-Unis, où Obama a appelé Hillary Clinton», a fait remarquer Ségolène Royal.
De son côté, Manuel Valls, proche de la candidate malheureuse, estime ce lundi dans «20 Minutes» que Martine Aubry «n'a pas voulu entendre l'exigence d'un vrai renouvellement formulée par les militants et les Français». Insistant sur le fait qu'il n'y a pas deux PS, il annonce qu'il s'agit désormais pour le clan Royal «de rassembler, et d'être inventifs pour deux».
J.M. avec agence