Le timing du verdict de Santos Mirasierra ne pouvait pas plus mal tomber. La justice espagnole a condamné le supporter de l’OM à trois ans et demi de prison vendredi, quelques jours avant la venue de l’Atletico Madrid mardi à Marseille. Un match retour sous haut tension. Après les violences en marge du match aller le 1er octobre à Madrid, qui avaient conduit à l’incarcération, puis la condamnation de Santos Mirasierra.
Plusieurs hauts responsables du football espagnol, dont le président de la Ligue José Luis Astiazaran, ont annoncé qu’ils allaient accompagner la délégation de l'Atletico Madrid.
L'atmosphère autour de ce match risque d'être tendue après la condamnation à trois ans et demi de prison vendredi à Madrid d'un supporteur marseillais pour violences en marge du match aller le 1er octobre à Madrid.
L'Atletico a demandé à ses supporteurs de ne pas aller à Marseille et a décidé de s'y rendre le jour même du match, contrairement à l'usage, et d'en repartir le soir pour éviter les problèmes.
L'UEFA a affirmé vendredi avoir pris «toutes les mesures» pour assurer la sécurité du match en liaison avec les polices française et espagnole, alors que la presse espagnole prévoyait samedi «douze heures en enfer» pour l'Atletico à Marseille. Contrairement à l’usage en coupe d’Europe, le club espagnol n’arrivera pas la veille, mais le jour du match, et repartira aussitôt après.
Le quotidien ABC rappelait samedi que lors d'un match similaire sous tension en 1974 à Glasgow, des joueurs de l'Atletico avaient été agressés par les supporteurs écossais.
Les Ultras (groupe dont Santos Mirasierra est membre), annoncent qu’ils manifesteront devant le stade et boycotteront le match. «Notre place dans les tribunes n'a plus aucun sens en comparaison de la détention arbitraire de notre ami. En d'autres termes, nous, Ultras Marseille, orphelins d'un des nôtres, appelons à l'occasion du match retour l'ensemble des supporters olympiens, des marseillais et autres citoyens à une action unitaire», explique le groupe dans un communiqué.