La Ville rose peut se vanter d'être au rendez-vous du «hot»... Elle se prépare à accueillir le salon Eropolis*, ce week-end, au Parc des Expositions. Et, Eric Heuninck, le fondateur de la manifestation, en est persuadé : «Les Toulousains et les Toulousaines viendront en nombre.»
A 150.000 euros le montage de l'événement, Eropolis se donne, sans tabou, les moyens pour épater les visiteurs: cours de strip-tease ou tournage de films X en direct, sans oublier, les stands lingerie coquine. J'étais au salon Erotica l'année dernière avec des copines pour le fun, elles ont toutes acheté quelque chose...», raconte amusée Soumya, une jeune Toulousaine de 23 ans. Muriel, une infirmière repartie bredouille d'une précédente édition du salon Erotissimo, y est allée surtout «pour rigoler entre collègues». Mais elle ne compte pas renouveler l'expérience.
Certains commerçants font aussi de l'érotisme et du jeu amoureux leur gagne-pain à l'image de Jérémy Farouz qui vient d'ouvrir sa première boutique « Love shop», littéralement, une boutique de l'amour, à ne pas confondre avec un sex-sho! «Je propose une alternative aux couples qui n'osent pas entrer dans un sex-shop», explique le commerçant. Moins complexées que la gente masculine, les filles sont les premières à pousser sa porte. Huile de massage «comestible», sex-toys design, tenues légères, il reste confiant sur l'avenir de son commerce. Son produit phare le «Corps à coeur», un jeu de cent mises en situation coquines, enjôle les plus réticents.
Même constat pour le supermarché Sexy, à Quint-Fonsegrives : «Ce sont les filles qui amènent leur compagnon et parfois même leurs parents», confirme Serge Louski-Plane, le responsable du magasin. Pas de doute, Toulouse porte haut la couleur de sa ville.
* Salon Eropolis, ouvert le samedi de 14 h à 1 h et le dimanche de 14 h à 20 h. Pass 2 jours à 20 euros, bon de réduction de 5 euros à télécharger sur le site www.eropolis.fr