Revivez le discours de Nicolas Sarkozy à Douai

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Publié le 4 décembre 2008.

POLITIQUE - Il a annoncé des mesures importantes en pagaille...

Le discours du chef de l'Etat à Douai est terminé. Le reportage de notre correspondant nordiste à venir, ainsi qu'une multitude de réactions.

13h04:
Parmi les mesures annoncées, rajoutons la création d'une «prime à la casse» de 1.000 euros pour les véhicules en échange de l'achat d'une voiture neuve et peu polluante (moins de 160 grammes de CO2). Quant à la baisse de TVA sur les produits, Sarkozy s'est gardé de trop s'avancer sur ce point avant le sommet européen du 11-12 décembre.

13h03:
Une petite Marseillaise pour la fin. Celle-ci n'est pas facturée.

13h02:
Un petit point sur les chiffres livrés par le chef de l'Etat: le montant global du plan de relance de l'économie serait «de l'ordre de 26 milliards d'euros». Il se traduira par 15,5 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en 2009, ce qui devrait porter le déficit public de la France à près de 4 points de PIB l'an prochain, contre 3,1 prévu initialement. Ce montant total représente «1,3 point de PIB» pour la France.

13h00: «Voici ce que nous vous proposons d'accomplir ensemble». N'oubliez pas de nous dire ce que vous en pensez (il y a de la matière avec ce plan de relance colossal).

12h58:
«Les grandes réformes seront mises en oeuvre à partir de janvier. Réforme du lycée, réforme de la justice... oui la réforme de la justice, j'y tiens... la réforme des hôpitaux, de la formation professionnel. Ce sont les grands chantiers de 2009, et ils seront tenus.»

12h56:
«Ce plan est cohérent avec ce qu'ont annoncé les Chinois, avec ce que prépare M. Obama.»

12h55:
Sarkozy promet qu'il n'y aura «aucun recul, aucun renoncement». Il y aura un budget dédié au plan de relance, avec un ministre chargé d'assurer son suivi. Christine Lagarde appréciera.

12h53:
«Je sais bien qu'un plan de cet ampleur soulève souvent du scepticisme, nourri du passé et des engagements non tenus. Les Français ont fini par perdre confiance dans la parole de l'Etat. Mais 83% de Français ont voté pour mon adversaire ou moi en 2007. Et je veux leur rendre leur confiance.»

12h52:
Les permis de construire vont être prorogés d'un an.

12h51:
Sarkozy veut lever les verrous sur les marchés publics, faire en sorte que les régles ne rendent pas la passation des marchés compliquée ou impossible. «Il faut agir vite, les événements l'imposent.»

12h50:
«Les seuils des marchés publics vont être relévés. Il faut sortir de cette folie administrative qui s'est emparée de la France sans commune mesure»

12h48:
Sarkozy se pose la question du régime des aides d'Etat, de la concentration des entreprises et la concurrence faussement pure et parfaite des pays les plus libéraux.

12h47:
Ce qui est crucial: c'est la nature de la dépense. Sarkozy valorise la «dépense d'investissement» face à la «dépense courante». «Avec la dépense d'investissement, nos enfants hériteront des passifs... mais aussi des actifs. Alors que la dépense courante ne laisse que des dettes.»

12h45:
«Il ne s'agit pas de dépenser plus sur la durée, mais de dépenser vite ce qui aurait dû être étalé sur des années.» Sarkozy veut mener en «deux ans» des projets qui sont en cours depuis «dix ans».

12h42:
Une petite pensée pour «l'Outre-Mer», qui a droit de bénéficier de la même aide (Sarkozy parle de 73 millions d'euros pour le Fonds de l'Outre-Mer»). Il s'adresse aux Guyanais: «Vous ne devez pas vous sentir abandonnés».

12h39:
«La question de la justice est cardinale. Le RMI permet de survivre. Mais la moitié des gens au RMI le sont depuis plus de 3 ans. Nous voulons sortir de cette stratégie de la dépendance et de l'assistanat.»

12h38
: 200 euros pour les bénéficiaires potentiels du Revenu de solidarité active (RSA), soit quelque 3,8 millions de ménages, pour un effort de 760 millions d'euros. «Il serait moralement scandaleux de se résigner à ce que ceux qui souffrent quand il y a de la croissance, souffrent encore plus quand il n'y en a pas».

12h37: Sarkozy veut réformer la formation professionnelle des chômeurs, avec une dotation supplémentaire. «Le drame ce n'est pas de perdre son emploi, c'est de savoir qu'on ne va pas en retrouver un parce qu'on n'a pas pu être assez formé.»

12h36: «Nous aiderons tous ceux qui veulent s'en sortir, sans limites».

12h35: «Je préfère l'activité partielle au chômage total».

12h34:
Exonération totale des charges patronales pour les très petites entreprises (moins de 10 salariés) pour les embauches réalisées en 2009 de salariés, payés jusqu'à hauteur de 1,6 fois le Smic.

12h32:
Sarkozy ne laissera pas «démanteler l'outil industriel français». Il s'en prend à «l'opération systématique de désindustrialisation de la France», qui ne sera certainement pas financée par «l'aide de l'Etat». Sarkozy fustige les délocalisations d'entreprises qui ont bénéficié d'aides publiques, ce qui a un fort écho local à Douai. Plusieurs exemples de patrons voyous ont eu lieu ces dernières années dans le Nord-Pas-de-Calais, dans le domaine du textile notamment.

12h31: «
Je ne laisserai pas l'industrie automobile française désavantagée par rapport à la concurrence.» Le gouvernement américain aura compris.

12h30:
L'automobile. Sarkozy annonce une ligne de refinancement d'un milliard d'euros pour faciliter le crédit des acheteurs de voiture. Sarkozy veut aider les constructeurs mais aussi les sous-traitants: «un fonds de restructuration» de l'automobile destiné notamment aux sous-traitants sera doté de 300 millions d'euros dont 100 millions viendront de l'Etat. Enfin, «la France doit cesser d'accumuler du retard sur la voiture électrique».

12h27: Doublement du prêt à taux zéro comme nous vous l'annoncions avant le live.
Construction de 70.000 logements en plus, moitié de logements sociaux, moitié de logements intermédiaires. Au total pour 2009-2010, l'Etat consacrera au logement la somme supplémentaire de 1,8 milliard d'euros.

12h25:
Sarkozy s'attaque à la question du logement. «On ne doit pas laisser s'accroître le déséquilibre entre l'offre et la demande de logements.»

12h23:
Sarkozy prend des exemples : le plan campus, le TGV Sud-Est Atlantique, le Canal Seine-Nord «dont il convient qu'il arrête d'en parler, mais qu'on le réalise.» Sarkozy vient d'annoncer tout simplement 10,5 milliards d'euros d'investissements supplémentaires de l'Etat, des grandes entreprises publiques et des collectivités locales pour accélérer moult programmes d'équipement.

12h18: Sarkozy prône l'accélération de l'investissement public. Les contrats Etat-région vont être mis à jour. Sarkozy évoque pêle-mêle la rénovation des tribunaux, des hôpitaux, l'accélération des investissemens ferroviaires, fluviaux, de l'infrastructure autoroutière, l'augmentation du plan campus. Il parle de quatre lignes de TGV construites en parallèle entre 2010 et 2014, dont la fameuse ligne Lyon-Turin. Tout cela représentera pour l'Etat quatre milliards d'euros de plus, dans des projets qui «dormaient dans des cartons».

12h15: «L'Etat va faire quelque chose de nouveau: il va payer ce qu'il doit. Jusqu'ici, l'Etat faisait sa trésorerie sur le dos des entreprises. En 2009, l'Etat leur paiera les 11 milliards d'euros qui leur doit, et leur évitera des problèmes de crédit. Au total près de 11,5 milliards d'euros qui viendront abonder dans les comptes des entreprises et leur permettront d'investir.» Ce remboursement par anticipation est une première.

12h15: «Notre réponse à la crise, c'est l'investissement», a lancé Sarkozy, qui veut une relance qui soutient immédiatement l'activité, et aide à rattraper les retards de compétitivité pour le futur.

12h14: Premières mesures annoncées: exonération de la taxe professionnelle de tous les investissements professionnels. Sarkozy revient aussi sur les objectifs du fonds stratégique, doté de 20 milliards d'euros.

12h12: «Nous avons une responsabilité historique de remettre la France à niveau, de lui faire prendre le tournant de la révolution numérique, de la technologie propre, de la croissance verte.»

12h10: «La crise va changer les comportements, les équilibres. Elle doit faire évoluer nos valeurs. Elle doit nous inciter à agir vite. La crise est forte, notre réponse doit être forte. Nous devons pas nous contenter de limiter les dégâts, nous devons être audacieux, nous devons être imiginatifs.»

12h08:
«Cette crise n'est pas conjoncturelle mais bien structurelle». Nicolas Sarkozy prof d'économie en préambule.
M.Gr.
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