SOCIAL - Lors d'un déplacement à Compiègne, le chef de l'Etat a annoncé...
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé ce mercredi à
Compiègne (Oise) que 160 millions d'euros allaient être alloués par l'Etat pour l'amélioration des centres d'hébergement pour démunis, ainsi que la création de mille nouvelles places d'accueil pour les sans domicile fixe.
Il a également annoncé une enveloppe de 20 millions d'euros en 2009 pour les associations qui distribuent de l'aide alimentaire, afin de leur permettre d'«améliorer la qualité de leurs entrepôts».
Plus de 100.000 places d'hébergement en France
Le chef de l'Etat s'exprimait lors d'une table ronde sur la grande pauvreté. Il avait auparavant visité une banque alimentaire, ainsi qu'une épicerie sociale.
Les milles places supplémentaires d'hébergement d'urgence dont le président a annoncé la création porteront à plus de 100.000 celles disponibles en France, selon la présidence. Concernant l'accès au logement, «la forte augmentation de la création de logements sociaux par le plan de relance répond» à ce problème, a souligné l'Elysée. Cette augmentation «permettra en particulier d'augmenter les formes de logement HLM les plus sociales et celles destinées aux personnes fragiles (ex : les maisons-relais).»
Les pensions de réversion portées à 60%
Le Président a par ailleurs annoncé que
les pensions de réversion seraient portées à 60% en 2010, ce qui correspond à 80 euros supplémentaires par mois pour 600.000 personnes.
L'objectif affiché jusque là par le gouvernement était de porter la pension de réversion de 54% de la retraite du conjoint disparu à 60% en 2011.
Le
budget de la Sécurité sociale pour 2009, définitivement adopté par le Parlement le 27 novembre, prévoit pour l'année prochaine une majoration de 11% de la pension de réversion pour les plus de 65 ans dont la retraite totale n'excède pas 800 euros par mois.
Réduire les risques du crédit
Concernant les questions de crédit et d'endettement, le président a chargé sa ministre Christine Lagarde de «présenter rapidement une réforme pour encadrer le crédit à risque ("revolving") et surveiller les pratiques des sociétés de rachat de crédit et gestion de crédit dont les dérives peuvent être importantes en période de crise». La ministre des Finances devra «réunir tous les acteurs afin qu'ils s'engagent sur un "code de bonne conduite" pour les mois à venir».
Enfin, Christine Lagarde et Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, ont été chargés de réfléchir à «une réforme des procédures de surendettement» d'ici à la fin du premier semestre 2009.
Avec agence