JUSTICE - Le réalisateur a demandé mardi à un tribunal de Los Angeles de classer une inculpation de détournement de mineur vieille de trente ans...
Roman Polanski a quitté les Etats-Unis en 1978 pour éviter de purger une peine de prison, après avoir plaidé coupable d'avoir eu des relations sexuelles avec une adolescente de treize ans. Le cinéaste n’y est jamais retourné, pas même pour y recevoir en 2003 l'Oscar du meilleur réalisateur pour «Le Pianiste».
Âgé de 75 ans,
Polanski aimerait que la justice américaine tourne cette page de sa biographie, il a demandé ce mardi à un tribunal de Los Angeles de classer cette inculpation.
Ses avocats ont affirmé que de nouveaux éléments, révélés dans un récent documentaire, montraient que des «erreurs de procédure avaient tellement nuit au processus légal que seul un abandon complet des poursuites pouvait désormais servir les intérêts de la justice».
L'équipe de conseils de Polanski a donc déposé mardi une requête officielle en ce sens à la Haute cour du comté de Los Angeles.
Polanski est toujours considéré comme en fuite
Polanski, à qui l'on doit des films tels que «Rosemary's Baby» ou «Chinatown», détient la nationalité française et ne peut être extradé vers les Etats-Unis, où il n'est jamais retourné depuis 1978.
Les services du procureur du district de Los Angeles affirment qu’ils n’ont pas vu, pour l’instant, la demande déposée par les avocats. «Nous n'avons pas vu le document déposé, et en ce qui nous concerne, M. Polanski a plaidé coupable et a fui la juridiction du tribunal avant de se voir annoncer sa condamnation. En ce qui nous concerne, ce problème ne regarde que M. Polanski et le tribunal», a déclaré la porte-parole
Sandi Gibbons.
Et Sandi ne dit aucunement oui à une réécriture du dossier Polanski favorable au cinéaste. Elle a souligné que
Roman Polanski était considéré comme étant en fuite, et qu'un mandat d'arrêt était toujours en vigueur contre lui.
Avec agence