Du travail pour s'évader du quotidien. Près de 65 % des 615 détenus du centre de détention de Muret (Haute-Garonne) travaillent au sein de l'établissement. « Ils ne sont pas exactement en réelle situation de travail, mais ils se rapprochent du droit commun. Ils retrouvent un savoir-faire et un savoir-être », explique Guylaine Hervy-Perreau, chef du département insertion et travail à Muret. Hier, l'administration pénitentiaire a déclaré vouloir augmenter l'offre de travail en prison, qui concerne actuellement moins de quatre détenus sur dix, au nom de la réinsertion.
L'année dernière, à Muret, un détenu a même été embauché à sa sortie par une des neuf entreprises présentes dans la prison. « C'est très rare, prévient Raphaël Garcia, le directeur travail et formation. Mais durant sa détention, une personne acquiert un certain nombre de compétences qui lui permettent une insertion plus rapide. »
C'est davantage pour « faire quelque chose, ne pas s'ennuyer » que Christian travaille à l'atelier menuiserie. « Je n'exclus pas totalement de travailler dans le bois à ma sortie. Ça me plaît énormément », raconte-t-il. Mais « c'est difficile de faire tourner une entreprise en milieu fermé : les accès sont réglementés, le turnover est important », prévient Serge Léon, responsable de l'atelier.