
SANS-ABRI - Cette mesure «serait une grave régression», a immédiatement jugé Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social...
François Fillon a tenté ce jeudi de désarmorcer la polémique sur l'hébergement d'office des sans-abri envisagé par le gouvernement, affirmant qu'il n'était «pas question d'obliger» les SDF sauf en cas de danger vital, au moment même où un cinquième malheureux vient d'être retrouvé mort.
«Il n'est pas question d'obliger les SDF à rejoindre les hébergements d'urgence», a souligné le Premier ministre, lors d'un déplacement à Arcachon, en ajoutant: «J'ai un profond respect pour la liberté de chacun mais en même temps la non assistance à personne en danger est une faute, et c'est une faute qu'un gouvernement ne peut pas accepter». Une conseillère de François Fillon a précisé ce grand écart: «Porter secours à un SDF c'est comme porter secours à un suicidaire, il y a un vrai devoir d’assistance. Après par quels moyens... on réfléchit à ce sujet. Le recours à la police n'est pas exclu.»
Matignon devient alors un peu plus clair: «Face à une vague de grand froid, c'est la sécurité avant la liberté.»
Tollé général des associations
Cette déclaration de Fillon est intervenue au lendemain du tollé général des associations contre la proposition de la ministre du Logement Christine Boutin de recourir à l'hébergement obligatoire des sans-abri par grand froid, conformément au souhait exprimé par Nicolas Sarkozy en Conseil des ministres.
«J'ai un profond respect pour la liberté de chacun mais en même temps la non assistance à personne en danger c'est une faute, et c'est une faute qu'un gouvernement ne peut pas accepter», a-t-il déclaré.
«On est attaché à la liberté de chacun, il n'est pas question de revenir sur ces principes, mais à certains moments, notamment dans les grands froids, il y a un devoir d'assistance à personne en danger», a expliqué le chef du gouvernement. «On ne peut pas laisser quelqu'un, dont on sait qu'il risque de mourir, sans tenter le maximum pour essayer de le mettre à l'abri», a-t-il poursuivi estimant qu'il faut «par tous les moyens, convaincre ceux qui sont en danger de mort de rejoindre les centres d'hébergement, ce que, jusqu'à aujourd'hui, ils refusent».
Une idée «bête»
ARMES - Le jeune homme assistait à une démonstration da...
Instants magiques
Il y a des moments ou vous avez juste envie de raconter ces instants magiques ......
publié le : 09-02-2010 22:06
Vos réactions