Deux personnes travaillant pour une société d'intelligence économique des Hauts-de-Seine ont été placées en garde à vue mardi dans l'affaire d'espionnage présumé du porte-parole de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire), Olivier Besancenot, selon l'AFP qui cite une «source proche du dossier».
Ces deux personnes, dont la garde à vue a été prolongée mercredi dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP), sont notamment soupçonnées d'avoir enquêté sur le patrimoine de la compagne du leader d'extrême gauche, a-t-on précisé de même source confirmant une information du site de l'Express.
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Le parquet de Paris a ouvert une enquête à la suite d'une plainte contre X d'Olivier Besancenot pour «atteinte à la vie privée, atteinte aux droits des personnes pouvant résulter des fichiers et traitements informatiques et violation du secret professionnel».
Sept personnes, dont le directeur de Taser France qui est en conflit ouvert avec Olivier Besancenot, et des policiers, ont été mises en examen dans ce cadre le 16 octobre par les juges Nicolas Aubertin et Jeanne Duyé.
Officine de renseignement privée
L'affaire a débuté en mai 2008 avec la révélation par l'hebdomadaire «l'Express» que la vie du porte-parole de la LCR avait été «épiée, disséquée, mise en fiches par une officine de renseignement privée» entre octobre 2007 et janvier 2008.
Les investigations et perquisitions menées par les enquêteurs ont permis de resserrer l'étau sur SMP Technologies, qui commercialise le pistolet à impulsion électrique Taser dont sont équipés les policiers, gendarmes et depuis peu les policiers municipaux.