Aubry commence le boulot... «Bonne ambiance» avec Aubry, selon Royal... Le PS, c'est pas «Monsieur, il m'a pris ma gomme» pour Fabius...

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Publié le 26 novembre 2008.

JOURNAL DU PS - Martine Aubry est la nouvelle première secrétaire du Parti socialiste, mais Ségolène Royal rôde...

Martine Aubry est la nouvelle première secrétaire du Parti socialiste. Après une semaine de cauchemar, c'est donc la maire de Lille qui est sortie du chapeau, mais rien n'est réglé au PS: Ségolène Royal est toujours en embuscade et elle n'a pas tout à fait perdu.

>> Pour voir le portrait de Martine Aubry, c'est par ici


19h02: Aubry commence le boulot

Martine Aubry a signé son premier acte de patronne du PS en demandant au Premier ministre une amnistie en faveur de l'association Droit au logement (DAL), condamnée lundi à 12.000 euros d'amende pour avoir monté des tentes dans la rue à Paris.  «En un mois, quatre SDF viennent de trouver la mort en Ile-de-France et cette condamnation sonne comme une indécente provocation», écrit Martine Aubry dans une lettre qu'elle signe: «première secrétaire du Parti socialiste».

17h57: «Bonne ambiance» lors de la rencontre avec Aubry, selon Royal
Ségolène Royal a assuré mercredi, à l'issue d'un entretien d'une heure avec sa rivale victorieuse Martine Aubry au siège du PS qui s'est déroulé selon elle dans une «très bonne ambiance», qu'elle attendait «les propositions» de la nouvelle première secrétaire. Les deux responsables doivent se revoir samedi, selon elle. «On a travaillé dans un très bon état d'esprit, très constructif", a poursuivi Mme Royal. "J'ai rappelé à Martine que 50% des militants avaient exprimé une volonté très, très forte de transformation du parti».

Elle a dit attendre les «propositions pour savoir sur quelle base nous allons travailler au service des Français». «C'est très important qu'il y ait un accord politique de fond sur le changement en profondeur du PS et son ouverture vers les Français».


15h49: Le PS, c'est pas «Monsieur, il m'a pris ma gomme» pour Fabius
En direct de l'inauguration de l'Ikea de Tourville la Rivière, près de Rouen, le député de Seine-Maritime a appellé au rassemblement autour de Martine Aubry, qu'il a soutenue lors du congrès: «ceux qui ne voudraient pas de ce travail collectif seraient très sévèrement jugés», a-t-il jugé dans cette vidéo faite par la web-tv rouennaise Domino Tv. Parce que selon lui, tout ça «c'est quand même une affaire très sérieuse, c'est pas des petites affaires du genre "Monsieur il m'a pris ma gomme"». Et les rancoeurs nées de la campagne? «Le propre d'un responsable c'est de savoir prendre sur soi. Et Martine a fait tout à fait ce qu'elle devait faire»


15h02: Selon Malek Boutih, «les soviets étaient un petit peu plus démocratiques que le PS»
Partisan de Ségolène Royal, Malek Boutih n'a pas digéré la proclamation de la victoire de Martine Aubry. «Les soviets étaient un petit peu plus démocratiques», pestait-il à la sortie de la Mutualité mardi soir, dans cette vidéo de lesinfos.com. Sur le bon déroulement du vote il est formel: «le seul contrôle qui a eu lieu, c'est quand ils [les partisans d'Aubry] ont appris qu'elle était en tête».«On ne vous interdit pas de porter plainte», affirme-t-il aux militants. Et son avis sur la nouvele première secrétaire? Elle «fait semblant d'être une dirigeante».

14h30: Aubry n'a pas vu la vidéo de Royal, elle «travaille»

La nouvelle première secrétaire du PS, a assuré mercredi ne pas avoir vu le message internet de Ségolène Royal aux militants socialistes. «Je n'ai pas vu la vidéo de Ségolène, je n'ai pas de commentaire à faire, je travaille», a lancé Mme Aubry. «Si nous travaillons pour une beau projet, quel que soit le candidat, il gagnera», a-t-elle par ailleurs déclaré.

13h20: Martine Aubry offre un cadeau à François Hollande
Il s'agit d'une lithographie de l'artiste contemporain islandais Erro sur l'«histoire du socialisme». La Maire de Lille n'a pu présenter qu'«une image» de l'œuvre lors de la passation de pouvoirs mercredi au siège du parti socialiste, rue de Solférino, car la «grande litho est à l'encadrement» dans la capitale du Nord-Pas-de-Calais. «Je voulais lui faire un petit cadeau», a-t-elle déclaré, précisant ne l'avoir «trouvé qu'hier en partant de Lille», car elle n'avait pas «pas prévu ce scénario général». «Nous serons toujours côte à côte et main dans la main», a affirmé Martine Aubry. C'est grâce à son autorité et à la façon dont il a organisé cette journée (de mardi) que les choses se sont bien passées.»

13h12: Voir Royal, la «première tâche» d'Aubry
Avant une rencontre à Solférino avec François Hollande, la maire de Lille a indiqué avoir «fait appeler dès ce matin Ségolène Royal pour la voir» et qu'elle voulait «ensuite voir tout ceux qui vont nous aider à rassembler et unir le parti». «Nous écouterons (Mme Royal) comme nous écouterons chacun dans nos débats», a-t-elle dit. «C'est mon état d'esprit. J'espère, je crois aussi que c'est le sien», a-t-elle dit.

12h47: Bartolone et les lendemains de soirée
Invité de LCI, Le député de Seine-Saint-Denis, partisan de Martine Aubry, a qualifié les paroles de Ségolène Royal sur son rôle à venir dans le parti socialiste de «propos de lendemain de conseil national». Avec son ironie habituelle, il souhaite «que chacun puisse atterrir» après la crise qui a secoué le PS. S'il n'as pas écarté le principe d'une ouverture de la direction aux partisans de Royal, il a tout de même averti: «je ne souhaite pas qu'on ait une sorte de cohabitation». Il préfère que Martine Aubry propose «un contrat politique». Et à partir de là, «vient qui veut».

Concernant ses rapports avec les partisans de Royal, «il n'y en a qu'un à qui j'en veux beaucoup, c'est Manuel Valls». En cause? «ses propos très durs par rapport à ceux qu'il tient sur Nicolas Sarkozy» Interrogé sur l'élection du premier secrétaire par les militants, Claude Bartolone a également jugé que «la cohabitation de deux systèmes, ça ne marche pas».

12h07: Arnaud, la chenille, et le papillon
Le député de Saône-et-Loire ajugé ce matin sur RTL que le PS «doit se reconstruire». «De la vieille chenille va sortir un nouveau papillon», estime Arnaud Montebourg en écho aux propos de Martine Aubry qui a parlé hier de construire un «Nouveau parti socialiste», le nom du courant qu'il avait crée en 2002. L'ancien porte-parole de Ségolène Royal pendant la présidentielle a justifié son ralliement à Martine Aubry à l'occasion du congrès: elle n'est pas «entrée dans ce congrès en construisant une nouvelle écurie présidentielle», a-t-il affirmé, disant sa crainte d'une «UMP de gauche».

10h: Les royalistes divisés sur une éventuelle action en justice
On le pressentait mardi soir à la sortie du Conseil national: les troupes royalistes sont divisées sur la stratégie à adopter après l'officialisation de l'élection de Martine Aubry. Confirmation ce matin: Vincent Peillon, le fidèle lieutenant, déclare sur RMC qu'un recours en justice «ne serait pas aujourd'hui une bonne chose pour le Parti socialiste» tout en maintenant que «le droit n'a pas été respecté» lors du scrutin.

«J'en ai parlé avec plusieurs juristes, ça durerait des mois et dans le fond ce serait un cadeau incroyable fait à la droite», continue t-il. Manuel Valls, qui joue depuis plusieurs jours le rôle de porte-flingues de Royal, prône de son côté une action en justice. Lequel de ces conseillers suivra la présidente de la région Poitou-Charentes? C'est toute la question.

9h30: Ségolène dans les starting-blocks pour 2012
Ségolène Royal a perdu, mais elle est déjà au travail, concentrée sur la prochaine bataille. Dans une vidéo mise en ligne mardi soir sur Internet, l'ex-candidate à la présidentielle ironise: «Je vais avoir du temps par la force des choses. Vous me connaissez? Je ne reste jamais longtemps les bras ballants». Et c'est tout le problème de Martine Aubry, qui risque d'avoir une sérieuse épine dans le pied pendant les trois ans de son mandat.

Royal compte s'appuyer sur «les fédérations qui partagent [son] idéal» pour rénover le parti. Elle souhaite organiser des «fêtes de la fraternité», «des universités populaires» et instituer dans ces fédés «des adhésions à 20 euros», le fameux spectre qu'elle agite devant les éléphants du PS.

Quant à ses ambitions présidentielles, elle ne s'en cache pas: «J'ai besoin de vous parce que nous continuons, 2012, c'est bientôt, 2012, c'est demain, 2012, c'est dans trois ans». Précision: 2012, vous l'aurez remarqué, c'est dans 4 ans. Mais le processus de désignation du candidat socialiste est lui dans 3 ans. Tremble, Martine, tremble...


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