PRISON - Julien avait été retrouvé pendu le 2 février dans sa cellule de l'établissement pénitentiaire pour mineurs de Meyzieu...
La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a relevé de «graves lacunes» au sein de l'établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Meyzieu dans le Rhône après le suicide en février d'un mineur de 16 ans, auteur déjà de «passages à l'acte répétés».
Julien avait été retrouvé pendu le 2 février dans sa cellule de l'EPM, où il avait été incarcéré le 17 décembre 2007 après une condamnation à deux mois de prison pour vols avec violences. Il est décédé le 4 février à l'hôpital.
La «situation alarmante» de Julien
Ce décès avait déclenché une polémique sur les conditions d'incarcération des mineurs au sein des EPM, des établissements d'un nouveau type dont celui de Meyzieu est le premier à avoir ouvert en juin 2007. Saisie à propos de la mort de Julien, la CNDS, autorité administrative indépendante chargée de veiller au respect de la déontologie au sein des métiers de la sécurité, a rendu le 17 novembre un avis confidentiel.
Ce document, transmis à
la ministre de la Justice Rachida Dati, relève «de graves lacunes» de la direction de l'EPM en raison notamment d'une «absence de réunion spécifique consacrée à la situation pourtant alarmante» de Julien, qui avait fait depuis son incarcération quatre tentatives de suicide.
MD avec agence