Un logo pour protéger vos gonades et vos bébés

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Publié le 25 novembre 2008.

SANTE - Roselyne Bachelot annonce une série de mesures destinées à identifier les substances chimiques dangereuses...

Roselyne Bachelot veut mettre un logo sur les produits dangereux pour la «reproduction», les femmes enceintes ou les enfants. La ministre de la Santé a annoncé ce mardi qu'elle ferait étudier cette possibilité, en marge du colloque «Environnement chimique, reproduction et développement de l'enfant». Dans la foulée, elle a annoncé une série d'études commandées à des instituts de recherche sur la toxicité des substances visées.

Polémique oblige, les «cosmétiques distribués dans les maternités» seront analysés par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), ainsi que l'ensemble des produits de même nature destinés aux femmes enceintes et aux jeunes enfants. La ministre compte aussi agir au niveau européen «pour que soit connue dans le respect du secret industriel la composition quantitative et qualitative des cosmétiques».

Lever les doutes sur les CMR3

Le doute plane également sur la toxicité d'autres substances, comme les CMR. Il s'agit de produits cancérogènes, mutagènes (risquant de provoquer des anomalies génétiques) ou reprotoxiques (nuisant aux capacités de reproduction), classés en trois catégories, selon leur dangerosité. Roselyne Bachelot a chargé l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) d'étudier plus en profondeur les CMR3, pour lesquels les risques sont considérés comme «possibles».

De son côté, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) devra lancer une campagne sur les risques potentiels liés à l'utilisation pendant la grossesse de certaines substances chimiques, notamment les CMR3.

Bilan et promesse d'éco-fermeté

Ce même colloque a été l'occasion pour Nathalie Kosciusko-Morizet de dresser un bilan de son action. La secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, citant notamment le plan Ecophyto 2018 visant à réduire de 50% l'usage des pesticides en 10 ans.

Elle a cependant jugé que l'on pouvait aujourd'hui «être plus sévère» pour les «cocktails de substances» présents dans l'environnement, et souhaité que les principes de précaution soient mis en place «a priori et non a posteriori», contrairement à ce qui se passe actuellement dans l'industrie chimique.
J.M. avec agence
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