La journée de mardi au PS

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Publié le 25 novembre 2008.

JOURNAL - Toutes les dernières infos, essentielles ou insolites, du PS qui se cherche une chef...

Le PS devrait enfin être fixé sur son sort ce mardi soir, avec la désignation par le Conseil national du nouveau Premier secrétaire. Une décision qui s'appuiera sur le bilan de la commission de récolement, chargée d'examiner les résultats litigieux dans plusieurs fédérations. La journée promet encore d'être pleine de rebondissements, et voilà qu'à 12h30 survient le premier.

>>> Suivez la crise en direct grâce à notre timeline en cliquant ici... Vous ne savez pas ce que c'est qu'une timeline? Cliquez là...

>> Les royalistes renversent la table. Ils ont demandé dans un document officiel l'annulation du scrutin.

>> Il y a un conseil national ce soir, qu'on va suivre en live-comme-à-la-mutualité...

>> Pour retrouver tous les rebondissements de la journée de lundi, cliquez ici


18h20: le conseil national est ouvert

On passe donc au live comme-à-la-mutualité ici.


17h48: Aubry aurait 102 voix d'avance
Encore un des fameux textos que reçoivent les journalistes actuellement. La commission aurait tranché, et, après vérification, Martine Aubry remporterait le vote avec... 102 voix d'avance.

17h26: Badinter propose de revoter
L'ancien ministre de la Justice socialiste, Robert Badinter, a proposé lors de la réunion du groupe PS du Sénat mardi de «revoter» pour le poste de chef du parti uniquement là où il y a litige et d'instituer une «commission de sages».

16h17: «Sérénitude»

«Je suis serein. Sérénitude!», a lancé François Lamy, bras droit de Martine Aubry à des journalistes. Un clin d'oeil à la «bravitude» de l'ex-candidate à la présidentielle. Le député de l'Essonne s'exprimait dans un café près de la Mutualité à Paris, où était réunie la fameuse «commission de récolement» du PS. Des propos qui aideront sans doute à détendre l'atmosphère.

15h59: Cherki (Hamon) n'en peut plus
«La meilleure alliée de la droite»: l'adjoint au maire de Paris Pascal Cherki, partisan de Benoît Hamon, n'en peut plus: «je ne peux plus me taire», confesse-t-il sur son blog. Il se dit «révolté par le comportement destructeur de Ségolène Royal». A ses yeux, si les partisans de Hamon avaient eux aussi matière à critiquer le déroulement du vote, «nous avons modéré nos critiques. Pourquoi ? Pour éviter la destruction du PS qui, en dernière analyse, ne profiterait qu’à la droite.»

Il met les choses au point envers François Rebsamen qui réclame une manifestation devant le siège du PS: «si ce dernier a des fourmis dans les jambes, qu’il nous rejoigne dans les manifestations contre la privatisation de la poste où, samedi dernier à Paris, Benoît Hamon, Bruno Julliard et moi –même nous sommes sentis un peu seuls comme élus socialistes.»

15h15: Aubry est arrivée, le service d'ordre aussi

La maire de Lille est entrée dans la salle de la Mutualité, où se réunit le conseil national du PS ce soir à 18h. Elle n'a pas fait de déclaration. Notre journaliste sur place a aussi noté l'arrivée de ce service d'ordre qui a tant fait parler de lui au congrès de Reims.

15h: Aubry manifestait ce matin avec Hamon pour l'audiovisuel, et acceptera le choix «quel qu'il soit»
Martine Aubry a déclaré «solennellement» mardi qu'elle accepterait «quel qu'il soit» le choix des instances du Parti socialiste. «Dans tous les cas, je travaillerai au rassemblement de tous les socialistes, quelle que soit leur sensibilité», explique la maire de Lille. Ce matin elle a manifesté aux côtés de Benoît Hamon contre la réforme de l'audiovisuel public.

«C'est l'inverse absolu de ce que font toutes les grandes démocraties», a-t-elle dit de la loi, tandis que Benoît Hamon dénonçait: «des restructurations qui amèneront à des suppressions de postes» dans l'audiovisuel public.

14h15: Les royalistes ne marcheront pas sur Solférino
Lundi, le camp Royal avait menacé de manifester devant Solférino, le siège du PS, si la commission de récolement n'accédait pas à ses requêtes avant 14h. Finalement, pas de manif, d'après notre envoyé spécial, qui revient bredouille.

La commission de récolement se réunira finalement cet après-midi à la Mutualité où aura lieu à 18h le Conseil national qui désignera la nouvelle première secrétaire du PS.

12h58: Le PS inspire les internautes
Les hommages grinçants se multiplient sur le web, notamment en vidéo, concernant le congrès du PS. Certains s'amusent à détourner des séquences de films (à gauche), d'autres à mixer des clips, comme celui-ci (à droite) sobrement intitulé «y'en a marre»:


Et pour rire, on a vu fleurir ce groupe Facebook, intitulé «Présidentielle 2007: Recomptons!». La raison: «que 3 millions de voix d'écart. C'est louche.» Une autre fait ce constat: Il faudrait surtout revoter pour les élections présidentielles de 1974, qui ont vu Giscard les remporter sur Mitterrand de 50,81% contre 49,19%.»
 
12h40: La solution? Royal et Aubry «co-premières secrétaires nationales»
C'est en tout cas ce que demandent deux élus messins, l'un ayant voté Royal et l'autre Aubry. Anne Fritsh-Renard et Olivier Payraudeau demandent au Conseil national «de proclamer mardi soir Martine Aubry et Ségolène Royal co-premières secrétaires nationales du Parti socialiste». Le tout en y rajoutant «un premier secrétaire national délégué, dont le mandat unique sera la rénovation complète du parti». Mais qui donc? Ils proposent de donner la prime à ceux qui n'ont pas choisi: «n’avoir appelé à voter ni pour l’une ni pour l’autre», ce qu'on fait certains partisans de Delanoë: Hollande, Ayrault, Moscovici...

 
12h31: Ca y est, les royalistes renversent la table
Les représentants de Ségolène Royal à la commission chargée de vérifier les votes militants socialistes ont demandé, dans un document officiel, au Conseil national prévu mardi l'annulation du scrutin du 21 novembre pour désigner le premier secrétaire du PS.

12h08: Cambadélis et la «terre brûlée
»
Dans un communiqué, le député de Paris, soutien de Martine Aubry juge que «Ségolène Royal et Vincent Peillon ne veulent ni reconnaître le résultat donnant la victoire à Martine Aubry», «ni le travail statutaire de la commission». Après avoir feint de consentir que «c'est leur droit», Cambadélis tape du poing sur la table:.«ils ne peuvent laisser croire qu'il y a eu de la triche parce que dans cette ultime consultation Ségolène Royal a perdu». Il les accuse d' «appeler les militants à se jeter les uns contre les autres dans la rue», et de pratiquer «une politique de la terre brûlée».

Au fait la politique de la «terre brûlée» c'est quoi? Eh bien, selon Wikipédia, il s'agit d'«une tactique de défense consistant, face à une armée d'invasion, à se déplacer ou à se retirer (retraite) en détruisant ou en brûlant tout derrière soi, afin d'ôter à l'ennemi toute possibilité de ravitaillement.» Notamment électoral dans le cas présent. Une politique subtile d'invention française: c'est Vercingétorix, dans la guerre qui l'a opposé à César, qui a inauguré cette pratique.

11h07; Ayrault ne veut pas d'un nouveau vote
«Il faut aujourd'hui qu'une solution soit trouvée et que soit ratifiée l'élection d'une première secrétaire du PS», selon le chef de file des députés PS, soutien de la motion Delanoë, interrogé par I-Télé. «Il faut s'arrêter», lance-t-i, évoquant «un feuilleton totalement ridicule». Opportunément, comme comme beaucoup de proches de François Hollande, il n'avait pas choisi entre Ségolène Royal et Martine Aubry. Il a appellé les deux concurrentes à «se parler», «à se tendre la main». Dans cette vidéo mise en ligne hier soir sur son site, il s'est montré très hostile à l'idée de faire appel à la justice: «On va demander à la justice de trancher un problème politique? Mais enfin, dans quel monde vit-on?».

9h20: «Quatre voix d'écart» entre Royal et Aubry?

C'est ce qu'affirme Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal. «Après le premier travail de la commission hier (lundi), il n'y a plus que quatre voix d'écart sur 135.000 votants entre les deux candidates», déclare l'eurodéputé sur France-Info. Vincent Peillon regrette par ailleurs que la commission se soit «interrompue bizarrement à 17h» alors même «qu'il y a encore des suspicions sur plusieurs centaines ou milliers de voix».

9h: La commission de récolement reprendra ses travaux à 14h
Encore une matinée de suspense au PS. La commission de récolement chargée d'examiner les procès-verbaux litigieux du scrutin de vendredi ne reprendra ses travaux qu'à 14h.

8h: Chronique d'un militant au PS depuis 1980
Gilles Devers, avocat blogueur sur 20minutes.fr, raconte qu'il a pris sa carte au PS en 1980. Et jette un œil avisé sur la situation actuelle: «Alors aujourd’hui, le clivage serait entre le vieux parti d’un côté et la rénovation de l’autre? Mieux vaut en rire», estime-t-il, rappelant que les orientations politiques ne sont pas le fait du Premier secrétaire, mais du conseil national, élu à la proportionnelle sur la base des motions. Je rappelle le rapport de forces: Royal: 29%; Aubry: 25%; Delanoë 25%; Hamon 19%. Aussi, les cris de la présidente du Poitou-Charentes à l’injustice historique ne m’émeuvent pas: que ferait-elle de son secrétariat rêvé alors qu’elle est minoritaire au sein du conseil national?»
La rédaction de 20minutes.fr
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