GREVE - Alors que les grandes municipalités de droite ont mis en place un système d'accueil, Toulouse, Paris ou encore Lyon n'ont pas appliqué de service minimum...
Le premier test a-t-il été réussi? Le droit d'accueil dans les écoles primaires a été mis en place jeudi,
à l'occasion de la grève des enseignants, «de manière large», par «90% des communes», a déclaré vendredi sur France Inter le ministre de l'Education Xavier Darcos.
Mais la loi du 20 août 2008 sur le droit d'accueil a, tout de même, montré des limites pour son premier test national. De nombreuses grandes villes, de gauche, comme Paris, Lyon, Strasbourg, Toulouse ou Montpellier ne l'ayant pas organisé, alors que des villes de droite comme Bordeaux, Marseille, Toulon ou Nancy l'ont fait.
Une loi non adaptée aux communes rurales
Du côté des communes rurales, Pierre Yves Jardel, maire d'Orbais-l'Abbaye, dans la Marne, joint par 20minutes.fr, regrette que la nouvelle loi ne soit pas adaptée aux petites communes «pour qui la mise en place du service d'accueil coûte cher». «Il est difficile de savoir combien d'enfants se présenteront et par conséquent, il est difficile de savoir de combien de personnes nous avons besoin pour les encadrer», ajoute-il.
Deux difficultés pointées par l'association des maires de France (AMF).
À l'avenir, en cas de «difficultés» et «si les villes ne veulent pas» l'organiser, Xavier Darcos a déclaré qu'il envisageait «par exemple» des «conventions» avec «des fédérations de parents d'élèves» pour trouver les personnels destinés à garder les enfants.
MD avec agence