PS: La soirée des prétendants en live

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Publié le 19 novembre 2008.

PRISE DU PARTI - Les derniers discours de Martine Aubry, Ségolène Royal et Benoît Hamon en-live-comme-aux-meetings du PS...

Jeudi, c'est le Grand soir. En attendant, Martine Aubry, Ségolène Royal et Benoît Hamon jettent leurs dernières forces dans la bataille ce mercredi soir, et vous pouvez grâce à nos envoyés spéciaux les retrouver ici en-live-comme-aux-meetings du PS. Bon, nous n'avons personne à Brest pour suivre Hamon, mais vous pouvez retrouver son interview réalisée ce mercredi par ici et son portrait par là. Le journal du PS, avec les principales infos de ce J-1, est ici.

22h00: Voilà, c'est fini, un petit débrief de la soirée à venir dans quelques instants. Ce live est dédicacé à panchito et Atlon.

21 h 50 chez Aubry.
Elle en finit avec son discours. Elle tacle Ségolène Royal. «S'il faut faire un effort sur le prix des cotisations, on le fera, lance t-elle à l'intention de sa rivale. Mais le plus important c'est de retrouver le socialisme non?» tonne-t-elle. «Pour un autre monde» sont les derniers mots prononcés par une Aubry de plus en plus vibrante au fil de son intervention. Comme chez Royal, le DJ lance du Yannick Noah «En moi une vie, un espoir, une envie.» Bilan à chaud: Aubry veut un PS rassemblé, mais bien à gauche.

21h45: chez Aubry:
Et maintenant, Martine la magnanime: «La première chose que je ferais si je suis élue c'est tendre la main à Ségolène».

@ Atlon: Je ne pense pas qu'un meeting à Aubervilliers devant 200 personnes, ce soit la «méga fiesta» @ panchito: qu'est-ce qui se passe, t'es grognon, tu t'es fait plaquer par Paquita?

21h40 chez Aubry:
Martine la rouge laisse place à Aubry la rassembleuse. Si elle est élue, «dès lundi, pas un militant ne doit nous manquer pour porter ce nouveau système que nous voulons mettre en place, combattre Nicolas Sarkozy, lutter contre la casse du service public». Elle ajoute: «Il va falloir renouveler, ouvrir les portes et les fenêtres». Elle prévient: «Je m'engage à mettre en place autour de moi des équipes renouvelées avec la représentation de tous âges, les territoires, les cultures de notre pays.» Aubry rebondit sur la proposition de Royal d'installer le siège du PS dans un quartier populaire. «Peut-être faut-il vendre Solférino, mais ce que je veux c'est que le siège du PS soit ouvert aux militants, aux syndicats, aux chercheurs, aux artistes, aux intellectuels.»

21h35 chez Royal: Défendant toujours l’école française, Ségolène Royal cite un proverbe tibétain : «Si tout est détruit à l’exception d’une école, alors tout est sauvé». «La gauche vit un moment de vérité, les socialistes vont accomplir un vote historique, le pays nous appelle: nous sommes là! Debout, déterminés!», conclue-t-elle son discours sous les applaudissements. Yannick Noah et «Aux arbres citoyens!» retentissent dans la salle.

21h30 chez Aubry: La maire de Lille allume le travail le dimanche. «Comme si les gens avaient besoin de consommer le dimanche alors qu'ils n'ont parfois pas de quoi s'acheter de l'alimentation.» Le discours décolle. Aubry parle du «vrai choix de société qui nous distingue de Sarkozy. Qu'est-ce que c'est que cette société qui dit que le bonheur dans la vie c'est de consommer des biens, d'avoir du matériel électronique? Nous voulons une société où on pense d'abord à éduquer nos enfants, où on accompagne nos persones âgées.»
Elle se fait syndicaliste du parti: «Il faut reprendre nos banderoles, aller dans les manifestations.»

21h28 chez Royal: Ségolène, tel Zola, s’en prend à la politique éducative du gouvernement, appelant le PS à manifester demain avec les enseignants. «J’accuse la droite au pouvoir de paupériser l’Education nationale», lance-t-elle, ajoutant que les pouvoirs publics «ont trouvé des milliards pour les banques et font des saignées budgétaires dans l’école». Succès de salle assuré.

21h25 chez Aubry:
La maire de Lille donne son sentiment sur le Congrès de Reims. «Bien sûr, on n'a pas montré à Reims un PS en très bonne santé, mais cela a été un vrai congrès politique, ça faisait lontemps qu'on n'avait pas parlé politique au PS, qu'on avait pas défendu nos valeurs.»

21h23 chez Royal:
Comme durant la présidentielle 2007, Royal prend à partie la foule. «Voulez-vous écrire une nouvelle page de notre histoire vibrante et populaire?», demande-t-elle, provoquant un grand «Oui» venu de la salle. «Voulez-vous inventer le socialisme du 21e siècle», «voulez-vous être fort face à une droite organisée et puissante?». «Voulez-vous faire monter la certitude de la transformation?». Oui, oui, oui, répondent ses partisans.

21 h 20 chez Aubry:
Le discours de Martine se poursuit par une charge contre Nicolas Sarkozy. Contre les niches fiscales, la stagnation des salaires, le discours de Dakar,le bouclier fiscal. Puis Aubry met la barre à gauche toute. «On n'en peut plus, on se sait pas omment payer les loyers, la nourriture, parfois la cantine des enfants.» La salle applaudit.

21h18 chez Royal:
La madone enfin, parle. «Ségolène! Ségolène!», crie le public. «Militants, militantes, je vous appelle à voter massivement pour cette formidable équipe», lance-t-elle au public. La candidate promet un PS «puissant, créatif, chaleureux, imaginatif, fraternel».

21h15 chez Aubry: En deux minutes, Martine a prononcé les mots «rassemblement» et «rassemblés». Le début de son sicours est un hommage aux élus d'Aubervilliers, de Seine-Saint-Denis, mais aussi aux invités de marque, Fabius, Guigou et Huchon.

21h10 chez Royal:
Vincent Peillon, possible prochain Premier secrétaire délégué, se campe devant le micro, et appelle à «voter massivement pour Ségolène Royal pour effacer le congrès de Reims». Il se projette déjà dans la prochaine présidentielle. «La seule personnes dans ce pays capable de battre Nicolas Sarkozy en 2012, c’est Ségolène Royal», affirme-t-il, demandant aux militants de « bien mesurer vos responsabilités ». Il en remet une dernière couche : «pour être contre la droite, il faut être avec Ségolène Royal».

21h10 chez Aubry
: Ouf, Martine arrive. Les «camarades» se lèvent pour applaudir. De cinq à dix secondes, pas plus. Martine, souriante, leur demande très vite de s'asseoir. Elle ne veut pas d'un parti de supporters, on commence à le savoir.

21h05 chez Royal:
Manuel Valls fait applaudir David Assouline, candidat au poste de premier secrétaire fédéral à Paris. Il vante «un parti populaire, moderne, ouvert sur toute la société». Exalté, il veut «un parti capable de parler de fraternité, d’amour» et exhorte à «un vote massif». «Le Parti socialiste rime avec gauche, gauche rime avec France, et France rime avec Ségolène Royal!».

21h05 chez Aubry: «Qui peut redonnr ses couleurs au socialisme» interroge mollement une jeune militante à la tribune. «Martine!» répond tout aussi mollement une poignée de militants parmi lesquels émergent la demi-douzaine de militants venus du Nord. «Qui peut redonner de l'espoir aux socialistes? » ose encore la jeune femme. «Martine!» répond la demi-douzaine de supporters venue du Nord, en criant un peu plus fort. On a mal pour eux, ça ne prend pas. Puisqu'il n'y a pas la forme, pourvu qu'il y ait le fond. Vivement Martine.

@ panchito: Je pense que tes commentaires seront plus pertinents sur le live de foot. Comme une intuition...

21h05 chez Hamon:
Benoît est facétieux ce soir. Il explique que la seule consigne de vote qu'il donnerait au second tour, s'il devait se tenir, serait de voter Benoît Hamon, «parce que j'y serai!».«On me donnait à 10% pour la motion, j'en ai fait 20. Comme la presse me met au minimum à 20, je pense que je vais faire 40 et là vous poserez la question à mes concurrentes si elles se retirent vers moi», a-t-il clamé à Brest.

21 heures chez Royal:
Julien Dray lui succède. «Je ne me mettrai pas en colère, je vais vous rassurer», dit-il aux militants. Il attaque Nicolas Sarkozy et justifie le «rassemblement le plus large possible pour le battre».

20h55 chez Aubry: Pendant que de jeunes élus se succèdent pour de brefs discours, petit pronostic de Jean-François Kann spécialement pour 20minutes.fr: «Jusqu'à hier, je pensais qu'Aubry allait l'emporter tranquillement, simplement parce que je voyais les scores des motions et que je suis un rationnel. Mais depuis hier, je ne sais pas pourquoi, je sens que Royal peut gagner. Elle a un charisme que je ne m'explique pas.» Un proche de Fabius fait un autre pari: «Aubry va gagner. On le verra dès le premier tour. Si Royal fait moins de 45%, c'est mort pour elle.»

20h55 chez Royal:
Christiane Taubira prend la parole. L’ex candidate à la présidentielle 2002 confie qu’elle est venue ce soir parce que «ce qui se joue, c’est le sort de la gauche». Elle prend la défense de Ségolène Royal qui a «la tête et les jambes solides».

20h50 chez Royal:
La madone du PS pénètre dans la salle, encadrée par une nuée de caméras. Bronca et standing ovation de plusieurs minutes chez les militants qui, sur le coup, mutent en supporters.

20 h 45 chez Aubry:
Le "meeting", si l'on ose dire, commence devant 2 à 300 personnes, dont quelques dizaines d'élus. Jack Salvator, le maire d'Aubervilliers, lâche le mot clé de la soirée "Rassemblement". Depuis le début de la soirée, les militants interrogés par la presse n'ont que ce mot à la bouche. Derrière l'estrade à été dressée une banderole : «Les socialistes rassemblés pour changer la France.» La consigne est claire, on ne se fâche pas avec Royal.

20h40 chez Royal: Ségolène n’est toujours pas arrivée, alors que ses partisans se succèdent au micro. Géraud Guibert, animateur du Pôle écologique, qui a rejoint la motion de Royal au congrès de Reims, est catégorique : «Quand un parti ne se rassemble pas autour de la motion arrivée en tête, c’est qu’il a perdu la tête et même qu’il est cul par-dessus tête».

20 h 40 chez Aubry: La star arrive, accompagnée de Laurent Fabius. Des "Martine Martine" fusent. Mais chez les journalistes et les observateurs, dont Jean-François Kahn, on reste étonnés par la faible asistance. «Il y a plus de journalistes que de militants» s'amuse un reporter. «Il n'y a pas grand monde, je croyais que Bartolone allait faire venir ses militants!» résume Jean-François Kahn, venu «par curiosité et pour accompagner une amie du MoDem local».

20h30 chez Royal: Jean-Pierre Mignard, l’avocat président des comités Désirs d’avenir, défend Ségolène Royal «celle qui ne laisse pas faire». «Elle a des fois de drôles de mots, elle parle comme tout le monde… amour, tendresse, fraternité, humanité ! C’est une révolutionnaire, c’est une socialiste».

20 h 30 chez Aubry:
ça s'anime côté Aubry. Le DJ a remplacé la musique d'ascenseur par de la funk et du jazz, ça aide. Encore mieux, cinq-six militants du Nord font une entrée remarquée, façon supporter du stade Bollaert. " Martine Le Nord est avec toi! Les cht'i sont là!" La salle se remplit un peu. Les fabiusiens Bartolone et Weber sont arrivés. Mais toujours pas de Martine, et personne au micro pour lancer la soirée.

20h25 chez Royal: Gilles Savary s’en prend au front anti-Royal qualifié de «syndicat des faux amis, alliance des contraires, ligne Maginot des conservatismes», estimant que le congrès de Reims était «un congrès d’élimination et non pas de rassemblement». L’eurodéputé appelle les militants à voter «en masse».

20h20 chez Royal:
La charmante Najat Vallaud-Belkacem harangue les militants. «Les jeux ne sont pas fait, ne vous laissez pas raconter que les carottes sont cuites », affirme l’élue lyonnaise, faisant référence implicite à la montée en puissance de Martine Aubry. Elle défend le style Royal : « ce n’est pas trahir ni Jaurès ni Blum ni Mitterrand que de rêver d’un parti de masse».

20h15 chez Royal:
Jean-Louis Bianco lui succède. « Quand nous sommes ensemble, nous avons de la joie, nous sommes des amis et ça se voit ! », dit-il de l’équipe Royal. Jurant comme Besancenot et Bové qu’ « un autre monde est possible ». « Nous avons rendez-vous avec l’Histoire », estime Bianco, promettant «un chemin difficile pour reconstruire un projet, changer des pratiques et rassembler la gauche».

20 h 15 chez Aubry:
Le strauss-kahnien Cambadélis est arrivé. Pour le reste, la salle est composée de nombreux élus locaux Delanoïstes, les arbitres de ce scrutin. «A Aubervilliers comme dans tout le 93 et même le 92 beaucoup de Delanoïstes ont rejoint Aubry. On a un micro-climat ici alors qu'ailleurs c'est plus partagé avec Royal», explique un militant.

20h10 chez Royal: Delphine Batho, la jeune députée de Melle (79), est la première à prendre la parole. La trentenaire défend derrière Royal «une équipe qui sait où elle va, une équipe renouvelée qui n’était pas déjà aux manettes quand j’étais petite fille».

20 heures chez Aubry:
C'est un "Meeting de Martine Aubry" qui était annoncé à 19 h 30, c'est une réunion feutrée qui s'annonce, et ne semble pas près de commencer. Les Aubrystes, qui sont deux à trois cents pour l'instant, font de l'anti-Royal. Du calme, de la sérénité. Autant dire que ça ne sent pas la folle ambiance. Le lieu s'y prête. Le Magic Mirror, la salle choisie, est un joli chapiteau cosy, de taille très moyenne. La proximité avec le Stade de France n'arrange rien à l'affaire. La concurrence des Bleus est rude.

20h chez Royal: La salle chauffe. Sur les hauts parleurs, est balancée la chanson de Cali. David Assouline, sénateur de Paris, prend la parole pour regretter l’ambiance du congrès de Reims. «Demain, il y a une possibilité de changement», lance-t-il. «Nous sommes les rassembleurs de la gauche», ajoute-t-il, faisant applaudir Christiane Taubira.

19h50
chez Royal: Le meeting censé commencer à 19h30, n’a toujours pas débuté. La salle continue à se remplir. Les sièges sont tous pourvus, et petit à petit les militants investissent les gradins en hauteur. Beaucoup se disent confiants pour le vote de jeudi, même si certains ne cachent pas une petite inquiétude. « Pourquoi a-t-elle parlé de Georges Frêche », confie une militante, à propos du soutien apporté mardi par Royal au sulfureux patron de la fédération de l’Hérault. «C’est pas bon, c’est pas le moment», se lamente-t-elle.

19h40
chez Royal: Les uns après les autres, les proches de Royal arrivent et se font applaudir. Jean-Louis Bianco, Manuel Valls… Plus une surprise: Christiane Taubira, sénatrice radicale, venue soutenir «Ségolène pour la fraternité», sourit-il.

19h30 chez Royal: Vincent Peillon arrive. Il est acclamé par les quelque 400 à 500 militants pro-Royal réunis dans le gymnase. Il a également droit à des sifflets, mais ceux-ci sont d’encouragement, contrairement au congrès de Reims ce week-end. «La politique ne se réduit pas à l’arithmétique», affirme-t-il à la presse, à propos du vote des militants jeudi soir qui pourrait être moins bon que prévu pour Royal. Il appelle les militants à « ne pas se tromper» jeudi soir. «La droite ricane de nos divisions, qui est le principal adversaire de Nicolas Sarkozy? Qui est capable de le battre en 2012? Ségolène Royal».

19h20 chez Royal: La salle du gymnase Japy, dans le 11e arrondissement parisien, se remplit. Ici, que des partisans de Ségolène Royal. Cette dernière avait déjà fait un meeting participatif dans le gymnase Japy durant sa campagne présidentielle. Le dispositif ce soir a changé : le pupitre est installé face à la salle. Sauf que derrière l’orateur, est assis un parterre de socialistes, mêlant jeunes militants et jeune garde de Ségolène Royal. Le symbole du renouvellement du PS selon la candidate.
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