Royal cajole Bayrou et rêve d'une «coalition arc-en-ciel»... L'appel du pied d'Hamon à Besancenot...
Créé le 19.11.08 à 12h47
Mis à jour le 19.11.08 à 18h47
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JOURNAL DU PS - Retrouvez toutes les infos essentielles ou insolites avant le vote de jeudi...
Le
Congrès de Reims est passé, mais la course à la tête du PS se poursuit jusqu'à jeudi, date du vote des militants. Trois candidats restent en lice: Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon. Retrouvez toutes les dernières infos, insolites ou essentielles, de la campagne...
>>>>>> Retrouvez le suivi des meetings ce mercredi soir en-live-comme-avec-les-socialistes, à partir de 19h30, grâce à nos deux envoyés spéciaux. Ainsi qu'une interview de Benoît Hamon dans quelques instants...
Ségolène Royal rêve toujours d'une «coalition arc-en-ciel»
Elle a dévoilé ce mercredi son plan d'action en cas de victoire, déjà fortement esquissé dans sa motion E. Elle a évoqué «un plan d'urgence économique et social, porté, au Parlement et auprès des Français, par une grande campagne nationale», une «convention de rénovation» du PS, qui poserait la question des «modes de fonctionnement du PS, son adaptation à la société de l'information, les nouveaux modes de militantisme», histoire de régler la question des alliances, avec le MoDem notamment.
Une stratégie fustigée par ses adersaires, qui n'hésitent pas à l'appliquer pourtant localement.
Royal a donc relancé l'idée une «coalition arc-en-ciel». Elle a repris un de ses thèmes de campagne martelé cet automne: «une vaste campagne d'adhésions», avec notamment la fameuse cotisation à 20 euros. Elle réclame également des «assises de l'innovation territoriale» pour préparer les régionales et les cantonales de 2010 et 2011 et une «université populaire de la connaissance» afin que le PS «retrouve sa fonction offensive dans la bataille idéologique». Enfin, si elle est élue, elle promet qu'elle «fera appel à tous les talents issus de toutes les motions».
Hamon est prêt à «travailler» avec Olivier Besancenot
Invité sur un chat du monde.fr, le candidat de la gauche du PS, a confié qu'il était prêt à «travailler» avec Olivier Besancenot, à la condition que ce dernier «lève le préalable qui est celui de son parti de refuser tout dialogue et tout travail en commun avec le Parti socialiste» et s'inscrive «dans une logique de rassemblement de la gauche».
Si elle était au PS, Valérie Pécresse rendrait sa carte
Le parti socialiste n'avait vraiment pas besoin de ça.
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a déclaré ce mercredi qu'elle rendrait sa carte du PS et qu'elle «aurait énormément de mal à choisir» entre Aubry et Royal. Heureusement, ce n'est qu'un mauvais rêve:
«Par chance je ne suis pas militante socialiste.» Ah oui, c'est vrai. Allez, parce que Valérie Pécresse de l'UMP a un avis sur tout: «Martine Aubry a des convictions ancrées, que je ne partage pas, et un profil sérieux. On a l'impression que Ségolène Royal a changé de convictions. On n'arrive pas à comprendre quelles sont ses idées».
Le maire de Brest votera «blanc»
François Cuillandre, qui avait voté pour la motion Delanoë avant le Congrès du parti, a écrit aux militants socialistes qu'il voterait «blanc» à la veille de l'élection du nouveau premier secrétaire du parti socialiste. «Je ne me reconnais plus dans le fonctionnement d’un parti, auquel j’ai adhéré il y a 30 ans, et qui aujourd’hui a perdu la boussole», a-t-il déclaré dans une lettre adressée aux militants socialistes du Finistère. Benoît Hamon saura-t-il le convaincre? Il donnera un meeting ce soir à Brest.
Bayrou écarte toute alliance avec le PS
Le président du Mouvement Démocrate (MoDem) a de nouveau écarté ce mercredi toute alliance avec le PS. «Loin de moi, très loin de moi l'idée de vouloir revenir ou aller à des pratiques du type programme commun dans lequel on passe son temps à des négociations d'appareil», a déclaré sur LCI François Bayrou, interrogé sur la volonté de Ségolène Royal d'ouvrir le PS au centre. «Je veux me tenir éloigné de toutes ces manoeuvres, je ne veux pas y participer, je ne veux pas y donner crédit», a-t-il ajouté.
Hamon veut «jeter des ponts à l'intérieur» du PS
Le député européen, candidat à la tête du PS, a dénoncé ce mercredi le «spectacle de dirigeants socialistes qui donnent l'impression d'être plus en colère contre d'autres socialistes que contre la droite», affirmant vouloir «jeter des ponts à l'intérieur» du Parti. Benoît Hamon a de nouveau rejeté toute idée d'un désistement en faveur d'une de ses deux rivales pour le scrutin de jeudi (éventuel deuxième tour vendredi), Martine Aubry et Ségolène Royal.
Royal prête à vendre le siège du PS
La candidate à la direction du PS a affirmé mercredi que ce serait «un très bon symbole» de vendre le siège du parti situé rue de Solferino (7e) pour l'installer dans un quartier plus populaire, comme l'hebdomadaire «L'Express» lui en prête l'intention. «Je ne sais pas d'où sort cette information, mais je vais vous dire : il n'y a aucun sujet tabou, pourquoi pas», a-t-elle déclaré sur RMC. Et de ressortir le prix des cotisations: «Ça permettrait peut-être de faire des économies au passage et donc de baisser le coût des adhésions», a-t-elle ajouté évoquant aussi la possibilité «d'avoir un espace plus opérationnel pour travailler». Dans l'édition du «Monde» datée de jeudi, Ségolène Royal
affirme par ailleurs que les vives réactions qu'elle suscite vient du fait qu'elle a «un bon contact avec le peuple».
Aubry est prête à tendre la main à Royal si elle est élue
Dans un entretien au «Parisien/Aujourd'hui France», la maire de Lille indique qu'en cas de victoire elle entend «mettre en place une équipe et rencontrer Ségolène Royal pour voir comment travailler ensemble». «Je lui tendrai la main», assure-t-elle. «Je demanderai immédiatement à Ségolène Royal comment on peut travailler ensemble», a-t-elle répété ce mercredi matin sur France Inter.
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