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Ségolène Royal: «J'ai un contact particulier avec le peuple»

Ségolène Royal, le 16 novembre 2008 au Congrès du PS à Reims
Ségolène Royal, le 16 novembre 2008 au Congrès du PS à Reims/Francois Guillot AFP

POLITIQUE - La candidate au poste de premier secrétaire du PS explique pourquoi elle énerve les autres...

Un «contact particulier» qui fait «sa force» et «intrigue certains». Voilà l'explication de Ségolène Royal interrogée sur les vives déclarations de ses rivaux socialistes. La candidate avance «trois explications à cette violence» verbale dans l'édition du «Monde» datée de jeudi.

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«D'abord, je symbolise le changement et même la rupture. Cela en dérange beaucoup alors que j'ai vingt-cinq ans de militantisme au sein du PS. Ensuite, j'incarne la légitimité que m'a donnée la campagne présidentielle. Enfin j'ai un contact particulier avec le peuple. Cela fait ma force et intrigue certains», explique la présidente de la région Poitou-Charentes.

Le jeu du poker menteur

Selon Ségolène Royal, le congrès de Reims a été «un jeu de poker menteur». «En principe», dit-elle, «le rassemblement se fait autour de la motion arrivée en tête. C'est la règle. Mais parce que c'était moi et une nouvelle génération, ils ont refusé de s'y plier», précise-t-elle.«Ils ont fait de ce congrès une question de personnes», commente-t-elle.

Ségolène Royal estime que le PS a «l'obligation de changer». «Aujourd'hui, le vrai risque c'est l'immobilisme», affirme-t-elle. «Le PS est devant un choix crucial : se recroqueviller ou s'envoler, se refermer sur lui-même ou s'ouvrir au monde, s'étioler ou renaître en prenant le risque de créer un parti joyeux, métissé, créatif, constructif», explique-t-elle.

«Si je suis élue…»

Si elle est nommée Premier secrétaire du PS, Ségolène Royal veut réformer les instances du parti. Elle se veut rassembleuse et entend «constituer une équipe ouverte aux autres motions, y compris celle de Benoit Hamon». Elle espère convaincre des personnalités de talent comme Pierre Moscovici ou Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne, qui avaient apporté son soutien au maire de Paris.

Sa première décision sera de contacter immédiatement les responsables socialistes européens, puisque la France a la présidence de l'UE, pour organiser «un forum global avec les PS européens, le mouvement syndical et les ONG».

MD avec agence
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