Les chiffres sont éloquents et font rêver les producteurs de «Pas de secrets entre nous» ou «Les cinq sœurs», contre-attaques désespérées et malheureuses des chaînes concurrentes: 800.000 aficionados, un record historique de 6,6 millions de téléspectateurs le 4 novembre 2008, un million de visiteurs par mois sur le site Internet de la série, des blogs, des fan-clubs, un monde virtuel en ligne baptisé «Plus belle la life»…
>> A venir sur 20minutes.fr en vidéos les témoignages anonymes des fans de la série <<
D’ailleurs, un petit tour sur l’Internet permet aux profanes de déterminer rapidement les raisons d’une telle success-story. Plusieurs pistes se profilent.
Sauf qu’il n’y en a pas franchement. En revanche, les rebondissements à répétition (attaque biochimique, trafic d’organes, tueurs en série, personnages qui meurent, mais en fait non) tiennent probablement le public en haleine. Encore faut-il avoir suivi dès le début tant les personnages changent de vie, de sexualité, d’état civil au fil des épisodes. Ainsi, dans la diffusion de ce mardi soir, Nicolas Barrel, laissé pour mort, revient sous le nom de Nicolas Brissot, à cause de la mafia…
Il y en a pour tout le monde. La mère de famille au bout du rouleau, le sexagénaire frétillant, la serveuse à la plastique irréprochable mais capable d’une seule et unique expression (bouche entrouverte et œil écarquillé qui désignent aussi bien l’étonnement, la peur, l’incrédulité…), le flic écorché vif et ex-alcoolique. Clichés, vous avez dit clichés? N’empêche, plus facile pour le public français de s’identifier à l’un de ces personnages qu’à Jessica, maire de Saint-Tropez quasi-topless dans «Sous le soleil».
Mais le plus simple serait quand même d’interroger directement les fans de la série. A la rédaction de 20minutes, c’est l’omerta… Hormis quelques personnalités téméraires, personne n’avoue une quelconque addiction à la série. Les moins prudents gaffent et risquent un «J’ai autre chose à faire à 20h20» sans penser se trahir en avouant connaître l’heure précise de la diffusion. Les plus vils balancent allègrement leurs proches: «Ma copine adore, mais moi jamais de la vie…»