JUSTICE - Il récuse l'accusation de «terrorisme»...
Gérard Coupat, le père du jeune homme suspecté d'être le leader du groupe ayant commis des sabotages sur le réseau SNCF, sort de son silence. Ce médecin
confie sur RTL ce mardi matin n'avoir aucune nouvelle de son fils depuis le 11 novembre, date à la laquelle
il a été placé en garde à vue avec neuf autres personnes.
Mis en examen samedi, il est passible de vingt ans de réclusion criminelle pour des faits terroristes.
«L'avocat l'a aperçu, il va plutôt bien. C'est un garçon qui a toujours fait du sport», indique-t-il sur les ondes. Connaissait-il ses «activités»? «Je connaissais ses activités d'écrivain (Julien Coupat
serait notamment l'auteur d'un bréviaire de la lutte armée), répond-il, précisant que cet étudiant en sociologie a «des contacts remarquables avec ses parents».
«Qu'est-ce que ça veut dire "l'ultragauche"?»
Quant à ce dont on l'accuse, Gérard Coupat estime qu'il s'agit d'«une action politique» et non «terroriste». «Qu'est-ce que ça veut dire "
l'ultragauche"? C'est encore une création du directeur marketing du ministère de l'Intérieur», s'insurge-t-il, soulignant que l'univers dans lequel gravite son fils est davantage un «monde d'intellos», emprunt de poésie à la «André Breton».
«Si l'action violente, c'est de se révolter contre des trains de déchets nucléaires, alors bien sûr», ose-t-il. «Je suis atterré. Avec cette stigmatisation, je vais devenir moi aussi un terroriste», conclut-il.
C. F.