PROTESTATION - Alors que les pilotes d'Air France entament un quatrième jour de grève, les postiers, les enseignants et les cheminots leur emboîtent le pas...
Dans le sillage
des pilotes de ligne, les cheminots se mettront à nouveau en grève cette semaine, suivis par les enseignants jeudi, tandis que les postiers défileront samedi dans toute la France contre la «privatisation» de La Poste.
Air France au sol jusqu’à lundi soir
Le trafic d'Air France était encore fortement perturbé ce lundi, au quatrième jour de la grève lancée jusqu'à ce lundi soir, notamment par le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), majoritaire. Air France avait prévu d'annuler 30 à 35% de ses vols long-courriers et 50% de ses moyen-courriers, comme la veille.
Les pilotes dénoncent le déplafonnement de leur âge limite d'activité en vol à 65 ans, prévu dans un amendement parlementaire au budget de la Sécurité sociale pour 2009, qui devait être examiné lundi au Sénat. Air France prévoit tout de même un quasi retour à la normale mardi.
Mardi sur les rails, trafic perturbé
Du côté de la SNCF, le syndicat d'agents de conduite Fgaac (autonomes) et la CFDT ont reporté de mardi 20h à vendredi minuit le début de
leur grève reconductible à propos de l'organisation du travail dans le fret, dans l'attente de la publication d'un décret.
Bruno Duchemin, secrétaire général de la Fgaac, a indiqué que «si la totalité des points négociés avec la direction depuis dimanche (était) repris dans le décret attendu d'ici la fin de la semaine, le préavis de grève pour vendredi soir serait également levé».
Les syndicats contestent la volonté de la SNCF de modifier le nombre maximal d'heures de conduite consécutives, celui des nuits de conduite d'affilée et la durée des repos, dans le domaine du transport de marchandises soumis à la concurrence.
Jeudi, les enseignants dans la rue
Jeudi, ce sont les enseignants qui descendront dans la rue. La quasi totalité des syndicats de la maternelle à l'université, secteurs public et privé, y compris l'enseignement professionnel et agricole, appellent à la grève et à manifester ce jour-là partout en France pour dénoncer «l
a dégradation des conditions de travail», les milliers de suppressions de postes au budget 2009 et, pour certains, la réforme du lycée.
Le principal syndicat des écoles, le SNUipp-FSU, s'attend à une grève «massive, du même niveau que celle du 15 mai», où entre 46% (ministère) et 63% (syndicats) des instituteurs avaient débrayé.
Samedi, les postiers disent non à la privatisation
Enfin, samedi, cinq fédérations syndicales de La Poste (CGT-Fapt, Sud-PTT, CFDT-F3C, FO-Com, CFTC Poste) appellent les agents à une journée de mobilisation, contre «la privatisation de La Poste».
Ils rejettent le projet du PDG de la Poste, Jean-Paul Bailly, de transformer l'entreprise publique en une société anonyme dès le 1er janvier 2010, avant d'ouvrir son capital un an plus tard. Cette journée se traduira par des manifestations dans toute la France, dont une à Paris de la Place de la Nation à Bercy.
MD avec agence