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Le Congrès du PS à Reims démarre ce vendredi à 15h. Il s'achèvera par le vote final des 831 délégués des motions dimanche matin. Deux jours à suivre en direct sur 20minutes.fr avec nos journalistes sur place. Les candidats étaient déjà dans les starting-blocks ce matin.
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19h05: fin des débats, place aux tractations
Les débats sont finis, l'heure est à l'assemblée générale de motion; chaque courant organise sa réunion pour savoir quelle tournure donner à la suite. La plus grosse interrogation est pour le moment l'attitude des partisans de Delanoë, divisés entre Royal et Aubry. On va essayer d'en savoir plus... L'hypothèse qui circule depuis le début du congrès est que la motion A (motion Delanoë) pourrait finalement présenter son propre candidat. Dans ce cas, Pierre Moscovici est le nom le plus souvent cité. Un membre de la motion A estime qu' "il faut que l'on décide vite, car nos délégués veulent savoir quelle ligne défendre". Avec le risque d'un pourrissement important du jeu socialiste en cas de candidature Moscovici qui pourrait s'ajouter à une candidature Hamon, une autre Royal, peut-être même une candidature Aubry. De quoi donner le tournis du GPS du PS. "Delanoë aurait dû jeudi soir dernier reconnaître la victoire de Royal et lui proposer une alliance sur un candidat de consensus. Mais il n'a pas voulu, question d'orgueil. Entre-temps, ils ont tous rejeté les propositions écrites de Royal. Résultat, elle est vexée, elle ne veut plus rien lâcher", analyse cette source interne.
18h45: attribution de la palme du lâchage public
A l'oratrice Jeanine Marquaille, partisane de Marc Dolez, qui avoue qu'elle a décidé de ne pas le suivre dans sa démission et la création du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon.
18h40: Hollande est ovationné, mais pas par Fabius
En appellant les socialistes à "rester eux-mêmes", le premier secrétaire, pour son dernier discours en tant que tel, a recueilli une ovation de plusieurs minutes, qui a mis un peu de temps à se lever. Il a déclaré "faire confiance aux militants socialistes", et assuré le premier secrétaire de son futur soutien. Ca va être dur pour Faycal Douhane, qui suit. A signaler que Fabius, qui a accumulé les différends avec Hollande, ne s'est pas levé pour l'applaudir.
18h20: Hollande appelle à résister à la fragmentation
Le premier secrétaire du PS a appellé le PS a résister à la "fragmentation". S'il a admis que "c'est à la motion du arrivée en tête de proposer un premier secrétaire", il a aussi rappellé que "c'est le rôle des autres motions d'en imaginer d'autres". En gros, tout est ouvert. Il appelle
18h10: pour Hollande, les militants auront le dernier mot
Au moment où il est en train de prononcer son discours, le premier secrétaire du PS, à l'entrée du congrès de Reims, soulignait que l'élection du premier secrétaire par les militants socialistes, prévue jeudi, permet de leur rendre la parole au final, si l'alliance conclue au congrès ne leur donnait pas satisfaction.
17h51: Delanoë s'en va
Le congrès a maintenant vraiment commencé. Tous les grands leaders de motions sont là. Delanoë a soigneusement quitté la salle à l'arrivée de Royal. Pour le moment aucun d'entre eux n'a parlé. A la tribune, le
sulfureux Eric Loiselet, premier secrétaire de Haute-Marne, explique les raisons du ralliement du pôle écologique à Ségolène Royal.
17h20: Royal arrive, la baston aussi
Ségolène Royal ne fait décidemment rien comme tout le monde. Alors que le congrès est déjà bien entamé, elle a soigné son entrée, en arrivant après tout le monde. Il y avait tellement de caméras que la voiture est allée jusqu'au bout du parking, pour la déposer devant la porte. Ajouté à cela un service d'ordre décidé à ce qu'elle ne se fasse pas écraser te des journalistes à cran, la mêlée des journaliste télé a échangé quelques cous, entre collègues, ou bien avec le service d'ordre.
16h45 : La peur des sifflets
Plusieurs responsables craignent les mouvements d'humeur de la salle face aux discours à la tribune. Une crainte surtout partagée par les anti-Royal. Un membre de l'aile gauche du PS confie : "On a peur que les proches de Ségolène fassent quelques provocations à la tribune, pour être sifflés et pour apparaître comme les victimes du vieux parti et de l'appareil. Royal veut absolument jouer sur sa victimisation pour émouvoir les militants et l'opinion publique". Quelques instants plus tard, Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal, est à la tribune, et s'en prend aux "apparatchiks" du PS, estimant qu'"il n'y a que des socialistes dans cette salle". Pas de sifflets, mais des applaudissements.
16h20: Les groupes travaillent
Deux groupes de travail sont censés se réunir discrètement jusqu'à samedi après-midi, entre les motions Aubry, Hamon et Delanoë.Un groupe est chargé d'établir les convergences sur le fond, l'autre de s'entendre sur la question de l'éventuel candidat de cette alliance.
Un proche de Benoît Hamon confie que "sur le fond, avec quelques efforts, ça pose peu de problèmes, c'est faisable. En revanche, sur la personne, ça coince". Passage en revue des égos de cette triple entente : "Hamon veut aller jusqu'au bout et être candidat comme Premier secrétaire, au titre du renouvellement. Aubry est d'accord pour une alliance, mais à condition d'être la candidate, car elle pense qu'Hamon n'est pas encore prêt. Delanoë, lui, accepte l'alliance, mais à condition qu'Aubry ne soit pas candidate, il ne digère pas qu'elle ne l'ait pas soutenu au moment de la campagne des motions. Il ne dit pas non à Hamon, mais il menace aussi de présenter son propre candidat, Moscovici ou Harlem Désir. Ce serait la politique du pire, avec trois ou quatre candidats au final".
16h: difficile de faire la première partie
C'est ce qu'a du se dire le président de la région Champagne-Ardennes, Jean-Paul Bachy, qui s'est exprimé devant une salle quasiment vide, où seuls les grands leaders de motions et quelques délégués avaient pris place. Il a cependant évité les sifflets: il est pour le moment exclu du PS pour s'être présenté en dissident en 2007.
15h40: Alors, raconte...
Difficile d'avoir des informations sur la réunion Aubry-Hamon-Delanoë de ce matin. Selon un des proches de Laurent Fabius, cela s'est bien passé, mais la question de la candidature Hamon et de son éventuel retrait n'a pas été posée. "C'est comme au vélo, faut continuer de pédaler sinon on tombe", résume le patron des socialistes du Nord Gilles Pargneaux.
15h20: Hollande répond au scénario Rebsamen
Le toujours premier secrétaire du PS a répondu à l'hypothèse,
évoquée par François Rebsamen, où Royal, battue au congrès, emporterait le vote des militants pour le premier secrétaire, prévue jeudi. "Il lui faudra faire vivre une majorité". Il a toutefois observé que "même avec la synthèse du Mans, ce n'était pas facile" de gérer le PS. "Quand on part avec six motions, on fragmente.Il aurait fallu faire un rassemblement avant", regrette-il.
15h15 : sortez le traducteur socialiste!
Un proche de François Hollande, qui soutient toujours Bertrand Delanoë, tente de résumer les dernières tendances. "Si Royal reste au frigo et sort un candidat type Peillon, il y aura consensus et on dira ok. Mais si Royal y va, on sera obligé de sortir dans un premier temps un candidat de la motion A (motion Delanoë) sans doute Moscovici. On l'a fait savoir à Ségolène, pour l'instant pas de réponse. Ce qui est sûr, c'est que Hollande ne veut pas entendre parler d'un accord avec Aubry et Hamon. Delanoë, lui, reste ouvert à Martine et Benoît. En gros, c'est un très beau bordel!".
15h: le cirque commence
Les responsables socialistes, toutes motions confondues, arrivent au compte-gouttes dans le hall du parc des expositions de Reims. Chacun a préparé sa phrase de bienvenue à l'attention des journalistes. Jean-Christophe Cambadélis, strauss-kahnien qui soutient Martine Aubry, lâche, tout sourire : "Au PS, le vendredi c'est jamais, le samedi peut-être, le dimanche toujours". Fin du bon mot. Henri Emmanuelli, soutien de Benoît Hamon, affiche tout de suite la couleur : pas de Ségolène Royal. "Oh non, je ne suis pas convaincu par Royal, s'exclame-t-il. Bayrou Premier ministre, j'en fais des cauchemars!". Un jeune responsable, lui, ne cache pas déjà son dégoût de ce spectacle. "On donne une image lamentable, c'est le marché du temple! Tout le monde attend un chef qui marche au-dessus de l'eau, alors que tout le monde est tiré vers le bas. De qui parlent les gens dans la rue, de qui parlent le peuple, les ouvriers, les employés? D'Obama! Mais du PS, pas un mot, on s'en fout, tellement on est minable!". Mais attention, c'est off, "je veux pas me griller", ajoute le jeune homme.
14h57:Jean-Marc Ayraut s'inquièterait-il?
Le patron des députés PS fait son apparition dans le hall du parc des expositions de Reims. Son discours ne transpire pas la confiance sur le déroulement du congrès: "Le tout sauf Ségolène ou le tout pour Ségolène mèneraient à une impasse. Le débat présidentiel ne doit pas survenir avant 2011. Aujourd'hui, le monde et la France sont au bord de la récession, de la crise, la réflexion du PS doit porter sur ces questions. J'espère que l'esprit de responsabilité va l'emporter."
13h54: Michel Sapin raconte son scenario catastrophe
Le député PS de l'Indre, partisan de la motion Delanoë, estime que «le scénario le pire» au congrès du PS à Reims serait d'avoir un affrontement entre partisans d'«un tout pour Ségolène» et ceux d'«un tout sauf Ségolène». Constatant l'échec des discussions, il revendique un rôle pour la motion du maire de Paris, celle-ci étant «au centre du parti».
13h44: Aurélie Filippetti donne rendez-vous samedi pour la candidature Royal
La députée de la Moselle, proche de Ségolène Royal, annonce que cette dernière fera part «elle-même samedi matin devant le Congrès» sa décision de se porter ou non candidate. Elle explique que la décision sera prise ce vendredi soir, mais qu'il est plus «respectueux à l'égard des militants qu'elle le dise devant le Congrès».
12h24: Manuel Valls dénonce l'hypocrisie ambiante
Le partisan de Ségolène Royal dénonce «l'hypocrisie» des concurrents de l'ex-candidate à la présidentielle sur la question de l'alliance avec le MoDem, jugeant ce débat «artificiel». Il faut discuter sur des questions de fond et pas sur «des débats artificiels comme celui des alliances», déclare Manuel Valls Info alors que Martine Aubry, Bertrand Delanoë, comme Benoît Hamon sont très critiques sur la stratégie d'alliance avec le centre que continue à envisager Ségolène Royal.
9h40: Une réunion secrète entre Delanoë, Aubry et Hamon
Le maire de Paris, Martine Aubry et Benoît Hamon, les principaux concurrents de Ségolène Royal, se retrouvent pour une réunion à Paris, à quelques heures de l'ouverture du congrès.
9h30: La presse people est dans la place
Certains socialistes s'offusquent de voir des journalistes de presse people
accrédités au congrès, selon Mediapart. «Gala» et «Point de vue» seront de la partie.
Et vous, ça vous choque? Dites-le nous ci-dessous...
9h: Benoît Hamon ne déteste pas Ségolène Royal
Premier du jour à s'exprimer, Benoît Hamon, seul candidat déclaré à la succession de François Hollande. Au micro de Jean-Jacques Bourdain, sur RMC,
il affirme qu'il ne «déteste pas» Ségolène Royal.
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La rédaction de 20minutes.fr à Paris et Reims