POLITIQUE - Le candidat au poste de premier secrétaire du Parti socialiste était vendredi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdain sur RMC, alors que s'ouvre le congrès de Reims...
Le Congrès du PS qui s'ouvre ce vendredi à Reims. En ligne de mire, trouver un leader d’ici à dimanche. En attendant, les personnalités socialistes s’expriment. Premier du jour,
Benoît Hamon, seul candidat déclaré à la succession de François Hollande. Il était ce vendredi matin au micro de Jean-Jacques Bourdain, sur RMC.
Sa candidature?
«Il n'y a pas de raison de suspendre ma candidature.»
Ségolène Royal?
«Je ne la déteste pas», a souligné Benoît Hamon en parlant de Ségolène Royal. «J'ai des désaccords et des accords avec elle. J'ai une vraie difficulté, je ne suis pas convaincu par la ligne stratégique qu'elle propose», a-t-il souligné, ne rejetant clairement pas la possibilité d'un rapprochement avec l’ex-candidate à la présidentielle.
Comment régler la cacophonie?
La situation est bien confuse au PS alors que s'ouvre le Congrès de Reims. Ségolène Royal dit son «envie» de diriger le parti, Bertrand Delanoë est prêt à contribuer au rassemblement, et un front «anti-Ségolène» tente d'émerger entre Martine Aubry et Benoît Hamon, qui a obtenu 18,46% des voix des adhérents. Face à cette cacophonie du parti qui ne parvient pas à trouver ses grandes lignes directrices, Benoît Hamon insiste sur la nécessité de «dégager une majorité sur l'essentiel. Je rêve du verdict (après Reims) pour se mettre enfin au boulot.»
La leçon de l’élection d’Obama
Le candidat au PS a exprimé la nécessité de «ré-oxygéner le PS, et j'y contribue», a-t-il souligné. «Nous avons un problème de reproduction sociale» au sein de parti, a reconnu Benoît Hamon. «Barack Obama nous donne un sérieux coup de vieux à tous», a-t-il confié en soulignant qu'«il y a une volonté de renouvellement du parti» de la part des sympathisants et «une volonté d'ancrage à gauche».
Maud Descamps