Quelque 300 chalets, un sapin de 27 m de haut, 20 km de guirlandes électriques et près de 500 manifestations. Le 438e Marché de Noël de Strasbourg, qui débutera le 29 novembre, va reconduire les recettes traditionnelles qui font son succès. Présentée hier, l'édition réserve aussi des nouveautés, précise Roland Ries, maire PS de la ville. « D'abord, elle va reprendre l'appellation "Strasbourg capitale de Noël" qui l'a fait connaître dans les années 1990, explique-t-il. De plus, elle aura une mascotte » représentant la cathédrale sous la forme d'un père Noël et de sa hotte. « Certains la trouveront irrévérencieuse, poursuit l'édile. Mais elle ne l'est pas, il faut avoir un peu d'humour. » Autre annonce, le marché offrira une place toute particulière à l'artisanat d'Europe, présidence française de l'Union européenne oblige.
Une incertitude plane néanmoins toujours sur l'événement : l'impact de la crise économique actuelle. Sur le sujet, Robert Herrmann, premier adjoint au maire PS, se veut confiant. « On peut tabler sur une participation équivalente aux années précédentes », estime-t-il, soit environ deux millions de visiteurs extérieurs à la région. En moyenne ces dernières années, selon l'élu en charge du tourisme Jean-Jacques Gsell, 1,4 million de touristes ont passé une journée dans la ville et dépensé entre 50 et 60 euros. Les 600 000 autres sont restés à l'hôtel au moins une nuit et disposaient d'un budget journalier de 150 à 200 euros.