TRAFIC - La grève a été suivie par 43% des conducteurs selon la direction, et 55% selon les syndicats...
Le trafic SNCF a été perturbé jeudi par
une grève suivie par environ 43% des conducteurs selon la direction, et plus de 55% selon les syndicats, pour protester contre un assouplissement des conditions de travail dans le fret visant selon la SNCF à «être compétitif» face au privé.
Le taux de grévistes a donné lieu à une querelle de chiffres inhabituelle dans l'entreprise, la direction avançant finalement un taux de conducteurs grévistes de 43%, la CGT l'établissant à 55% et Sud à plus de 57%.
Grève «réussie» pour Sud-Rail
Selon la SNCF, le trafic a été conforme
aux prévisions, et même un peu moins perturbé que prévu en Ile de France. En général, au moins un train sur deux a circulé sur l'ensemble des réseaux TGV, TER, Corail et banlieue parisienne. Le préavis de grève court jusqu'à vendredi 08h.
Depuis la loi sur le service minimum, qui oblige les grévistes à se déclarer 48 heures à l'avance, la SNCF établit un plan de transports précis pour les jours de grève. «Avec seulement deux organisations qui appelaient à la grève, celle-ci est réussie», a estimé Sud-Rail, en qualifiant ce mouvement de «dernier avertissement avant le 12 novembre».
La négociation avait échouée
Ce jour-là, une commission paritaire (SNCF, syndicats, Etat) doit se pencher sur
le projet de réforme des conditions de travail des conducteurs du fret. La CGT a demandé le report de cette réunion. Les modifications souhaitées par la direction concernent notamment le nombre maximal d'heures de conduite consécutives, le nombre de nuits de conduite d'affilée et la durée des repos.
Une négociation à ce sujet a capoté ce printemps, à la suite de quoi la SNCF a lancé un appel à des volontaires parmi les conducteurs, qui seraient 800 à accepter les nouvelles conditions. La SNCF compte plus de 16.000 conducteurs, dont un peu plus de 4.000 sont affectés au fret.
Avec agence