JUSTICE - Des extraits des carnets du patron des RG avaient été dévoilés dans «Le Point»...
L'ancien directeur des RG, Yves Bertrand, s'oppose à la communication de ses carnets et «se réserve le droit de poursuivre toute personne qui procéderait à leur divulgation», a annoncé jeudi son avocat dans un communiqué. Cette annonce fait suite à
la divulgation d'extraits de ces fameux carnets dans «Le Point» du 9 octobre.
«M. Bertrand rappelle que ces carnets de brouillons sont sa propriété personnelle», a également affirmé son avocat, Me Basile Ader. Saisis en janvier 2008 dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Clearstream, ces 23 carnets doivent être versés, à la demande du parquet, au procès de l'Angolagate qui se tient actuellement au tribunal de grande instance de Paris.
Bertrand n'a pourtant «rien à redouter»
Me Ader a souligné en outre concernant ces carnets «que si M. Bertrand n'a rien à redouter de ce qui peut y être écrit, son contenu ne l'a été que pour son usage personnel, comme aide-mémoire». Ils n'ont «jamais été destinés à être divulgués auprès de qui que ce soit», a-t-il souligné, ajoutant que les carnets «contiennent, entre autres, des données personnelles, protégées en tant que telles par la loi».
Yves Bertrand a d'ailleurs «sollicité à deux reprises la restitution de ses carnets, qui lui ont été saisis dans le cadre d'une perquisition, strictement réglementée par la loi, que cette restitution pour l'instant lui a été refusée», a rappelé son avocat.
Avec agence