Les grands moments du Vendée Globe

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Publié le 8 novembre 2008.

VENDEE GLOBE - A quelques heures du départ, le récit des grandes histoires de cette course...

En moins de 20 ans d’existence, le Vendée Globe s’est imposé comme la course de référence en solitaire. Ses cinq éditions regorgent d’épisodes déjà passés dans la légende de la voile.

1989/1990 : Peyron sauve la mise à Poupon

La grande émotion de cette première édition reste liée la manœuvre de redressement du monocoque de Philippe Poupon par Loïck Peyron. Ce dernier se permet même le luxe de filmer la scène. Pour cet acte de bravoure, Peyron reçoit un bonus de quelques heures. Titouan Lamazou le devance tout de même à l’arrivée aux Sable d’Olonne.

1992/1993: Debroc tire la langue

Son monocoque pris dans une embardée dans les mers du sud, Bertrand de Broc s’ouvre la langue. Hors de question de faire escale pour se soigner, De Broc décide alors de se recoudre lui-même la langue au beau milieu de l’océan Indien à l’aide d’un miroir et des conseils prodigués par radio par le Docteur Chauve. Une suture pour rien? la quille endomamgée, le Breton est finalement forcé de faire escale.

1996/1997: Hécatombe dans l'Océan Indien

Edition dantesque, ce troisième Vendée Globe vire à l’hécatombe quand les vagues de l’océan indien se déchaînent en cette fin d’année. Première victime des éléments, Raphaël Dinelli est secouru au beau milieu des dans les 40e rugissants par l’Anglais Pete Goss, alors qu’il trempe dans l’eau glacé depuis un jour et demi. Quelques heures plus tard, Thierry Dubois et Tony Bullimore chavirent à leur tour. Le vétéran britannique reste de longues heures dans son bateau retourné. Dubois et Bullimore sont finalement hélitreuillés et sauvés par la marine australienne. Le drame survient au 66ème jour de course. Le Canadien Gerry Roufs ne répond plus aux appels du PC course. Quatre skippeurs partent alors à sa recherche. En vain. Son bateau est retrouvé fin août, échoué sur les côtes du Chili.

2000/ 2001: Parlier, le MacGyver des mers

Alors qu’il lutte en tête de la flotte, Yves Parlier voit son mât se briser près de la Nouvelle-Zélande. Il rallie tant bien que mal une crique déserte où il effectue une réparation de fortune, sans aucune aide extérieure. Si ses rêves de victoire s’envolent, Parlier réussit à boucler son course en 126 jours. A cours de vivres, il doit même se nourrir d’algues. Le skipper aquitain n’est pas surnommé «l’extraterrestre» pour rien.

2004/2005: Régate en mer du sud

Dans un tour du monde, la bataille se fait généralement à distance entre les bateaux engagés. Pourtant, le duel qui oppose Vincent Riou à Jean Le Cam va virer en régate digne de la Coupe de l’América. Près du Cap de Bonne Espérance, Riou découvre au petit matin le monocoque de Le Cam quelques mètres devant le sien. Pour pouvoir se reposer tranquillement, il a coupé certaines alertes, empêchant Le Cam de le localiser. A l’arrivée, Riou enlève cette édition avec une marge de six heures sur Le Cam. Un souffle à l’échelle des océans traversés.

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Alexandre Pedro
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