Gilles Simon: «Je n'ai rien fait pendant quatre jours»

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Publié le 4 novembre 2008.

TENNIS - Le Français revient sur sa qualification de dernière minute pour les Masters...

Les vacances attendront. Repêché pour les Masters de Shanghai après le forfait de Rafael Nadal, Gilles Simon s’apprête à disputer à partir de lundi prochain la compétition réunissant les huit meilleurs tennismen au monde. Parmi eux, le numéro2 français retrouve son pote Jo-Wilfried Tsonga.

Comment avez-vous vécu l’attente entre votre défaite à Bercy et l’annonce de votre repêchage pour les Masters de Shanghai?
Pas très bien. Attendre la blessure d’un autre, ce n’est pas une situation agréable. Au tennis, on n’a pas trop l’habitude de dépendre des autres. Quand j’ai reçu le coup de fil de l’ATP, j’ai surtout ressenti du soulagement. Maintenant, je sais ce qui m’attend, ce qui n’était pas le cas tant que je restais remplaçant.

Que représente cette compétition pour vous?
J’ai du mal à savoir. Les Masters n’étaient pas un objectif pendant les 9/10e de la saison. J’ai seulement commencé à m’y projeter après ma finale à Madrid. Pour l’instant, je ne me rends pas compte de l’importance que peut représenter ce rendez-vous.

Qu’avez-vous fait depuis votre défaite contre Roddick à Paris?
Rien. Strictement rien. J’avais besoin de repos surtout mentalement. Il me fallait prendre ces quatre jours à ne rien faire.

Cette qualification est-t-elle une fin en soi?
Non. Je vais à Shanghai pour gagner des matchs. Il ne faut pas être juste content d’aller aux Masters. Ce n’est pas comme ça que l’on peut battre des joueurs comme Federer, Djokovic ou Murray.

Est-ce un plus d’y aller avec un ami comme Jo-Wilfried Tsonga?
Jo m’a laissé un message sympa quand il a appris mon repêchage. Après, ça serait plus simple pour nous de s’encourager si on ne se retrouve pas dans la même poule.

Etes-vous surpris par sa progression fulgurante cette saison?
Non. Jo, je le connais depuis dix ans. Malgré ses blessures à répétition, j’ai pu voir tout son potentiel et surtout sa motivation. Quand il se pétait le genou, il se renforçait du haut du corps. Lors de chacune de ses blessures, il travaillait dans l’ombre pour revenir plus fort. D’ailleurs à l’époque je l’appelais l’invincible, car quand il revenait sur le circuit, il enchaînait avec trois victoires en Challenger avant de blesser à nouveau. Dès que ses pépins l’ont laissé en paix, je savais qu’il allait faire très mal.


Propos recueillis par Alexandre Pedro
Le tirage au sort des Masters a suivre mercredi matin en direct sur 20minutes.fr...
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