TEMOIGNAGE - Pour parer à l'afflux des électeurs dans les bureaux de vote, des associations ont demandé à des bénévoles de...
Si le duel présidentiel Obama - McCain a réconcilié les citoyens américains avec la politique - dans un pays où la participation au scrutin est traditionnellement faible - les craintes se multiplient quant à la capacité de la machine électorale à faire face à un afflux massif d’électeurs. Grand apôtre de la démocratie, le pays le plus riche du monde s’est distingué dans le passé par des couacs notoires dans les bureaux de votes. En 2000, des controverses autour des machines à voter dans l’Etat clé de la Floride ont conduit à une bataille juridique d’un mois avant que George W. Bush soit finalement décrété président.
«Dysfonctionnements importants»
Huit ans plus tard, une étude du centre de recherches Pew Research Center met en garde contre une «réelle tempête» en cas de ruée aux isoloirs, de nouveaux électeurs et de manque de personnel dans les bureaux, selon une enquête publiée lundi par la radio britannique BBC News
sur Internet. Conscients des «dysfonctionnements importants dans les mécanismes administratifs électoraux de base» relevés par un autre organisme, la Century Foundation and Common Cause (queues impossibles pour voter ou encore polémiques sur l’identité des inscrits), les camps démocrate et républicain alignent déjà leurs avocats, note la BBC.
«Participation monstre»
Redoutant le chaos, certaines villes ont pris les devants. Washington DC a demandé l'aide d’une association pour recruter des bénévoles pour organiser les queues, vérifier que les gens ont la bonne information ou encore faire patienter les électeurs. «L’administration redoute une participation monstre alors que les primaires, il y a quelques semaines, ont révélé des fragilités dans son système électoral: des milliers de votes "fantômes" générés par une erreur informatique», explique Vanessa Benoit, 34 ans, une ex-fonctionnaire qui vient de s’installer aux Etats-Unis.
«Je me suis inscrite auprès de l’association et ils m’ont appelée pour aider mardi après-midi au bureau du Banneker community recreation center, à proximité de Howard university, la grande université de l'élite noire, dans un quartier 100 % afro-americain». Or c’est justement dans ce type d’endroits que les risques sont les plus grands: afflux massif, citoyens se déplaçant pour la première fois et peu au fait de la procédure, manque de bulletins ou dysfonctionnement des machines ou encore impossibilité de voter pour les personnes dont le logement a été saisi… La journée promet d’être mouvementée…
à suivre sur 20minutes.fr
Angeline Benoit