VICHY - Une trentaine d'interpellations et trois blessés en marge de la conférence européenne sur l'immigration...
Beaucoup de bruit pour peu d’annonces à
Vichy. La ville, qui accueille jusqu’à mardi soir une
conférence interministérielle européenne organisée à l'initiative de la présidence française sur le thème de l’immigration, s’est réveillée ce mardi matin après une nuit émaillée d’incidents. Bilan: une trentaine d’interpellations, trois policiers blessés, cinq voitures incendiées et plusieurs vitrines brisées.
Lundi soir, ils étaient environ 2.000 à manifester dans les rues de la ville à l’appel d’associations et de partis politiques (Attac, Solidaires, FSU, RESF, LCR, PCF, CGT, PS et Verts). C’est peu après la dispersion du cortège, aux alentours de 19h30 que les premiers incidents ont éclaté entre un groupe de près de 200 personnes et les forces de l’ordre.
Vichy, un symbole?
La tenue de la conférence européenne dans une ville comme Vichy, capitale de la France collaborationniste de 1940 à 1944, a pris pour les manifestants une valeur symbolique. Par exemple, des enfants de déportés rassemblés sous la banderole de l'Union des Juifs Français pour la Paix (UJFP) n’ont pas hésité à dénoncer une politique française d’immigration qui «nous rappelle Vichy», ont-ils déclarés.
Une poignée de manifestants déguisés en prisonniers de camps de la Seconde Guerre mondiale ont également été interpellés peu avant le départ du cortège à 18h.
Des cours pour mieux s’intégrer
De son côté, Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, a déclaré vouloir permettre aux parents immigrés de suivre des cours de Français. Il a également annoncé l'ouverture d'un site internet en février 2009 pour comparer les bonnes pratiques européennes en matière d'intégration.
Il a enfin saisi l’occasion de cette conférence pour rendre hommage à Fadela Amara, présente à ses côtés ce lundi à Vichy, et dont le parcours «est très symbolique», selon lui, d'un parcours d'intégration réussi. Cette dernière a déclaré ce mardi sur I-télé trouver «dégueulasse» de faire de Vichy une «ville pestiférée».
Avec agence