Ils auraient mieux fait de se taire

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Publié le 4 novembre 2008.

On les aura peut-être complètement oubliées dans quelques mois, mais les gaffes de la colistière de John McCain, Sarah Palin, de l'épouse de Barack Obama, Michelle, et des Clinton ont aussi été les stars de cette campagne présidentielle. Florilège.

« Il ronfle et il a mauvaise haleine le matin. » Eh oui, Barack Obama est un homme comme les autres. La preuve, c'est sa femme qui le dit. Dans une interview au magazine Glamour - pas si glamour que ça en l'occurrence - en octobre 2007, l'épouse du candidat démocrate se lâche et va jusqu'à expliquer que le problème est tel que ses filles refusent de venir dans leur lit... Même si le rôle de Michelle Obama dans la campagne était de rendre son mari plus humain, beaucoup ont jugé que cette fois-ci, elle était allée trop loin.

Pour Bill et Hillary Clinton, adversaire d'Obama dans la course à l'investiture démocrate, les gaffes se sont enchaînées pendant les primaires. En avril 2008, c'est Bill qui ouvre le bal en expliquant à la radio publique de Philadelphie que l'équipe de campagne de Barack Obama avait « joué la carte raciale » contre lui. Ce que l'ancien président a voulu dire par là ? Mystère : Bill Clinton a toujours nié avoir tenu de tels propos. Manque de chance, la radio en question a mis en ligne l'extrait de l'interview. Après tout, Bill Clinton n'en est pas à un mensonge près.

Mais c'est Hillary qui remporte la palme du dérapage au mois de mai, pour la façon dont elle a justifié son maintien dans la course à la nomination démocrate jusqu'au dernier moment. « Nous nous souvenons tous que Bobby Kennedy a été assassiné en juin, en Californie. » Une référence au meurtre, en 1968, du candidat démocrate qui venait de remporter l'investiture de son parti. Ces propos ont provoqué un véritable tollé : pour beaucoup d'Américains, Hillary Clinton s'était persuadée qu'elle devait rester en course, au cas où Obama se ferait assassiner.

« Ce que fait le plan de renflouement [de Wall Street], c'est aider ceux qui sont inquiets de la réforme de l'assurance-maladie nécessaire pour redresser notre économie. » Vous n'avez rien compris ? Normal, ça ne veut rien dire. Lors de sa première interview à la fin septembre, Sarah Palin s'est embourbée dans des réponses sans queue ni tête. Pour la colistière de John McCain, l'entretien a marqué le début de la fin de la « Palin-mania », chacune de ses interventions devenant source de moqueries.

Sophie Cois - ©2008 20 minutes
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