Le cas d'une Strasbourgeoise électrosensible a été réexaminé hier par la cour d'appel de Colmar. Sabine Rinckel réclame à CUS Habitat un relogement dans une zone préservée des ondes des antennes de téléphonie mobile. Elle assure ressentir des douleurs à leur proximité. Pour son avocate, Me Dominique Harnist, l'organisme HLM est responsable car il autorise les opérateurs à installer leurs équipements sur ses immeubles. « Comme tout bailleur, il doit mettre à disposition des locaux dont on peut jouir paisiblement. »
Sabine Rinckel réclame le remboursement de neuf mois de loyers et 5 000 euros pour préjudice moral. « Le trouble de jouissance n'est pas fondé. Le bailleur a été diligent en proposant des relogements et Madame Rinckel ne prouve pas le lien de cause à effet entre les antennes relais et ses maux », plaide de son côté l'avocate de CUS Habitat, Me Caroline Bihl. Décision le 15 décembre.