IMMIGRATION - Ils vont devoir apprendre le français dès leur pays d'origine...
A partir du 1er décembre, les candidats au regroupement familial devront apprendre le français et les valeurs de la République dans leur pays d'origine en vue d'obtenir un visa. Cette nouvelle exigence, prévue dans
la loi sur la maîtrise de l'immigration votée en octobre 2007, est détaillée dans un décret qui doit être publié le samedi 1er novembre.
Brice Hortefeux a d'ores et déjà précisé ce jeudi que cet apprentissage se ferait en deux temps: des candidats au regroupement familial âgés de 16 à 25 ans devront dans un premier temps passer une évaluation pour évaluer leur «degré de connaissance de la langue et des valeurs de la République». Si celui-ci se révèle insuffisant, une formation de deux mois maximum est organisée dans le pays d'origine, à l'issue de laquelle le candidat subit une seconde évaluation.
L'assiduité plus importante que les résultats
Le ministre de l'Immigration précise toutefois que la délivrance du visa est davantage soumise à l'assiduité du candidat à cette formation qu'à ses résultats.
Selon lefigaro.fr, qui s'est procuré le décret, ceux qui obtiennent de mauvaises notes pourront reprendre d'autres cours de français une fois dans l'Hexagone.
Une autre étape l'attend de toute façon en France puisque depuis le 1er janvier 2007, la signature d'
un Contrat d’accueil et d’intégration (CAI) est obligatoire et son respect (formation civique et linguistique...) détermine le renouvellement de la carte de séjour (un an) et l'obtention de la carte résident (dix ans).
Selon lefigaro.fr, le premier examen dans le pays d'origine comportera des questions du type: «En france, une jeune femme peut-elle travailler sans l'autorisation de son mari?». Le site Internet du quotidien indique par ailleurs que les cours seront dispensés par les antennes locales de l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations (Anaem), présentes notamment au Sénégal, au Mali, au Maroc, en Tunisie. Sinon, l'Anaem passera des conventions avec des organismes sur place.
Catherine Fournier