TENNIS - Vainqueur du Russe Andreev, la nouvelle coqueluche du tennis français fait un grand pas vers les Masters de Shanghai...
Gille Simon n’a pas raté son entrée dans le tournoi de Bercy. Accueilli en idole, l’ex inconnu du tennis français s’est débarrassé du coriace russe Igor Andreev en deux sets (6-4, 7-5). Avec cette victoire, le Français se rapproche encore plus près de Shanghai et des Masters. De quoi avoir le sourire en conférence de presse.
Ca fait quoi d’être accueilli en héros par le public de Bercy ?
Héros, c’est un peu exagéré. J’étais un peu tendu avant de pénétrer sur le court, c’est souvent le cas quand on veut bien faire devant son public. Malgré cette pression, j’ai réussi à maintenir mon niveau de jeu et à lui poser des problèmes.
Comment expliquez-vous le trou du début de seconde manche quand vous retrouvez mené 4-0?
J’étais très énervé contre moi-même après les efforts consentis pour revenir dans le premier set. Je me déconcentre sur les débuts de jeu où je lui donne des points faciles. Heureusement, la lenteur de la surface m’a bien aidé. Il avait beaucoup plus de mal que d’habitude à me déborder avec son gros coup droit.
On vous a mis au courant de la défaite de David Ferrer qui était votre principal rival dans la perspective des Masters de Shanghai?
On me l’a dit (gros sourire). Je savais que si je gagnais aujourd’hui je me mettais dans les meilleures conditions pour me qualifier. Après, il reste encore sept joueurs en course. J’espère que ce nombre se réduira un peu plus chaque jour.
Comment abordez-vous votre prochain tour contre Andy Roddick?
Je demanderais bien son avis à Gaël (Monfils), il risque de me demander le mien sur Nadal. Andy on le connaît, il s’appuie sur son gros service. En fond de court, il essaye surtout de ne pas donner de points. Je pense que la lenteur de la surface va m’aider à engager l’échange sur son service. S’il y a plus d’échanges sur son engagement que sur le mien, ça risque d’être tout bon.
Propos recueillis par Alexandre Pedro