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Luc Abalo: «On est une grande équipe»

Le handballeur français Luc Abalo, durant le quart de finale contre la Russie, le 20 août 2008, à Pékin.
Le handballeur français Luc Abalo, durant le quart de finale contre la Russie, le 20 août 2008, à Pékin./REUTERS/Mikhail Voskresensky

HANDBALL - Retour sous le maillot bleu des champions olympiques...

Le titre olympique n’a rien changé. Luc Abalo est toujours aussi souriant et détendu, content de retrouver les Bleus, même si ce n’est que pour un match a priori très facile, face au Luxembourg jeudi soir.

Luc Abalo, quel effet cela vous fait de retrouver l'équipe de France?

Pour moi, c'est particulier parce que j'ai changé de club et j'ai plein de choses à raconter. Ça fait du bien de revoir les autres, qui me posent plein de questions sur ce que j'ai vécu depuis que je suis en Espagne. On échange sur nos nouvelles vies. Et surtout, cela me fait plaisir de parler français avec plein de gens, même si je suis avec deux Français à Ciudad Real (Didier Dinart et Jérôme Fernandez). Mais là, j'échange avec toute l'équipe et c'est super cool.

N'est-ce pas difficile de repartir dans des qualifications avec des adversaires d'un niveau beaucoup plus faible qu'aux JO?

Non, nous avons la motivation. Même si on est une grande équipe, il n'est jamais agréable d'être mis en échec. Si on commence mal les matchs en n'étant pas motivés, on risque de rencontrer des difficultés. On ne perdra pas le match pour autant mais on peut avoir du mal à le gagner. Le mieux, c'est de les écraser dès le début.

Face au Luxembourg, vous aurez des envies de record?

Non, ce n’est pas important. Le but n'est pas de gagner de vingt ou trente buts mais de cinq ou six. Bon, il faut éviter de le gagner d'un but, ça voudrait dire que le match aura été compliqué.

Claude Onesta a dit que pour les joueurs, il n'était pas difficile de rebondir après un titre car ils faisaient aisément la différence entre les compétitions. Est-ce aussi simple?


C'est vrai que c'est plus simple qu'on ne le croit parce qu'il y a toujours un nouveau challenge. Cette fois, c’est de ne pas être ridicule sur les prochains matchs, et par la suite de se qualifier pour l'Euro.

Il y a eu beaucoup de renouvellement dans le groupe. Comment se passe l’intégration des nouveaux?

Ces joueurs n'étaient pas là mais ils ont fait partie de nos préparations. Ils connaissent bien l'équipe. Ils ne sont pas considérés comme des nouveaux. D'ailleurs, ils rêvent de faire des compétitions et y travaillent.

Comment cela se passe pour vous à Ciudad Real?

Ce qui a été dur au début, c'était la langue mais au niveau handball, il n'y a pas de problème. Mes coéquipiers et mon entraîneur m'ont très bien intégré dans le projet de jeu et dans l'équipe. C’était aussi dur d'arriver dans une équipe où il y a plein de joueurs très connus. En plus, ils ont gagné la Ligue des champions l'an dernier. Ils ont fait pas mal de choses et je voulais prouver que je pouvais jouer dans cette équipe, donc au début j'étais stressé et tendu mais maintenant ça va très bien.

Vous vous sentez bien en Espagne?

J'aime beaucoup la ville dans laquelle je suis. C'est une petite ville de 80.000 habitants. Et j'aime bien la façon de vivre à l'espagnole, de vivre tard, de se lever tôt mais de faire une sieste l'après-midi.

Propos recueillis par Pierre Koetschet
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