CRISE - Les marges de manoeuvre réduites du fait de la conjoncture. A l'instar de toutes les collectivités, le conseil général du Bas-Rhin devra faire le grand écart en 2009, entre des recettes en recul et l'obligation de remplir ses missions. C'est ce qui e...
Des marges de manoeuvre réduites du fait de la conjoncture. A l'instar de toutes les collectivités, le conseil général du Bas-Rhin devra faire le grand écart en 2009, entre des recettes en recul et l'obligation de remplir ses missions. C'est ce qui est ressorti du débat d'orientations budgétaires, qui s'est déroulé hier à l'hôtel du département.
«Nous devons faire plus avec moins», a résumé d'emblée le président (UMP) du conseil général, Guy-Dominique Kennel. De fait, la collectivité devra assumer le coût de nouvelles compétences: en 2009, le revenu de solidarité active (RSA) et le fonctionnement des bacs rhénans seront à sa charge. Le tout devant s'intégrer dans un budget global prévisionnel de 1,162 milliard d'euros. Pour le boucler, il reste à trouver 33 millions d'euros. Chaque point de fiscalité supplémentaire permettrait d'engranger 2,7 millions d'euros, mais Guy-Dominique Kennel promet de ne pas abuser de ce levier.
Bien qu'estimant «louable» la volonté du président du département de limiter le recours à la fiscalité en ne dépassant pas 3% d'augmentation des impôts revenant à la collectivité, le conseiller général socialiste Henri Dreyfus s'interroge sur les autres moyens d'actions qui pourront dès lors être mis en oeuvre pour équilibrer le budget. Au passage, il fustige la politique des «amis politiques» de Guy-Dominique Kennel qui fait que «notre collectivité doit supporter des transferts de compétence sans que les fonds équivalents lui soient alloués, alors même que la crise actuelle entraîne une diminution des recettes». Le vote doit intervenir le 15 décembre.
Ludovic Meignin