Le principal syndicat des magistrats préfère les rendez-vous avec Sarkozy

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Publié le 27 octobre 2008.

JUSTICE - L'Union syndicale des magistrats s'est dite «satisfaite» après son passage à l'Elysée. Vendredi soir, il avait parlé «d'un dialogue de sourds» avec Rachida Dati...

C’est un nouveau désaveu pour Rachida Dati. L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) est sortie «satisfaite» de sa rencontre lundi avec Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat «nous a assuré du respect et de la confiance qu'il a dans la justice. Il s'est inquiété du malaise des magistrats, c'est pour cela qu'il nous a reçu», a expliqué Laurent Bedouet, le secrétaire général du syndicat.

Les deux principaux syndicats, l'USM et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche), avaient au contraire parlé de leur «insatisfaction totale» vendredi soir, à l'issue d'une rencontre qualifiée de «dialogue de sourds» avec Rachida Dati.

Rejet de la politique de Dati

L'entretien a duré une heure à l'Elysée, la dernière demi-heure en présence de la ministre de la Justice. Le rejet de la politique de cette dernière est patent, et a provoqué une forte mobilisation des magistrats, jeudi dernier, dans toute la France. Mobilisation aussi bien dans la rue, que sur le Web.

Au lendemain de cette journée d'action, l'USM a été invitée à se rendre à l'Elysée, une première pour ce syndicat majoritaire depuis que Nicolas Sarkozy est président. Lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy n’était pas franchement le meilleur ami des magistrats, dont il a fustigé les décisions à de multiples reprises. C’est dire si le voir désigné comme un interlocuteur apaisant est un signe fort des syndicats adressé à Rachida Dati.

Apaisement dans les paroles et dans les actes

«Il a cherché à calmer les choses et nous en sommes satisfaits, mais nous attendons la suite et la façon dont Rachida Dati se comportera. Nous attendons un apaisement dans les paroles et les actes», a conclu Laurent Bedouet, le dirigeant de l'USM.

Les organisations syndicales reprochent notamment à Dati de porter atteinte à l'indépendance de la magistrature et de mener une politique «tout sécuritaire» et «tout carcéral».
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