Est-ce la bière qu’il tient à la main ou le coup de bluff réalisé par les Toulousains, quand il se présente en conférence de presse d’après-match Christophe Dominici n’a toujours pas digéré la première défaite de sa carrière d’entraîneur (13-26). «On a vu de grandes envolées toulousaines. Occupation du terrain, chandelles; voilà comment gagner un match de haut niveau. Bravo à Guy Novès qui a envoyé son équipe bis», persifle l’entraîneur des arrières parisien, visiblement toujours prêt à en découdre verbalement avec le manager Toulousain.
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La fin de série est douloureuse pour le Stade Français, invaincu cette saison après neuf matchs. Quant au public du Stade de France, il n’a pu que constater entre deux séances de karaoké la supériorité des visiteurs. «Toulouse mérite complètement son match, ils l'ont dominé de la 1re à la 80e minute. On a donné les munitions à Toulouse pour se faire châtier», constate l’entraîneur des avants, Fabrice Landreau.
A la décharge des Parisiens, ce Stade Toulousain n’avait rien de «bis» comme aurait pu le laisser entendre Guy Novès. De l’international dans toutes les lignes, une charnière composée d’Elissalde et de Skrela, les Toulousains étaient armés pour gâcher la fête concoctée par Max Guazzini. «Même en laissant des joueurs sur le banc, on arrive à faire un match potable», ironise Jean-Baptiste Elissalde.
Potable et maîtrisé même. Les Hauts-Garonnais donnent la leçon en première mi-temps, deux essais de Poitrenaud et Jauzion viennent répondre à celui d’Arias. Après un premier acte enlevé, le second sera plus cadenassé qu’autre chose par les champions de France. Un homme n’aura pas de mal à oublier ce revers, il s’agit de Juan-Martin Hernandez. Victime d’un tampon toulousain à la demi-heure de jeu, l’ouvreur argentin avait perdu tous souvenirs des événements. Christophe Dominici doit l’envier.
| 1 | Clermont | 87 | 26m |
| 2 | Toulouse | 87 | 26m |
| 3 | Toulon | 77 | 27m |
| 4 | Castres | 73 | 27m |
| 5 | Montpellier | 67 | 27m |