Les familles des marins disparus dans le naufrage du chalutier Bugaled Breizh en 2004 vont demander aux juges d'instruction de vérifier la position de tous les sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) français et étrangers le jour du drame, a annoncé samedi un de leurs avocats.
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Accrochage
Le 31 juillet, les deux premiers magistrats chargés de l'affaire avaient indiqué aux parties civiles que l'hypothèse d'un naufrage après avoir été accroché avec un SNA était «hautement probable», s'appuyant sur un rapport d'expert.
Les deux juges ont cependant déposé en août un avis de fin d'instruction, avant leur départ du tribunal de Quimper. Les parties civiles ont jusqu'au 19 novembre pour demander de nouvelles investigations aux magistrats qui ont repris le dossier.
«Les juges doivent demander à la France la position de ses SNA le jour du naufrage et on va demander des commissions rogatoires vers les pays qui en disposent: la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Russie et pourquoi pas la Chine», a déclaré à la presse Me Christian Bergot, à l'issue d'une réunion avec les parties civiles.
«Nous avons fait 90% du chemin vers la vérité, il ne faut pas arrêter les investigations», a-t-il ajouté, précisant qu'il demanderait la semaine prochaine aux magistrats d'entendre des responsables qui n'ont pas été auditionnés, comme le chef d'état-major de la Marine à l'époque des faits et la ministre de la Défense de l'époque, Michèle Alliot-Marie.