Les enchères débuteront à 965 000 euros. A l'issue d'« une vente à la bougie », prévue à 14 h au tribunal de grande instance, le château de la Reynerie aura un nouveau propriétaire. La mairie est sur les rangs. Mais elle n'est pas la seule. Ce bâtiment classé, datant du XVIIIe siècle et dont l'architecture est inspirée du Petit Trianon, intéresse aussi un antiquaire de la région rémoise.
En juin dernier, lors de la première mise en vente judiciaire, il avait surenchéri - dans le délai imparti de dix jours - sur les 870 000 euros proposés par la Ville de Toulouse, provoquant l'ajournement de la vente. Cet après-midi, c'est en moins de trois minutes qu'il faudra surenchérir pour remporter l'adjudication. Un épilogue « sentimentalement très éprouvant » pour Alexandre Zacharia-Ricard. Il est copropriétaire du château en indivision avec trois autres membres de sa famille. Mais il est brouillé avec eux et s'apprête « à quitter les lieux en laissant [ses] souvenirs » derrière lui.
La mairie aurait un « projet culturel » pour le château, planté au milieu du Mirail, près de la fac. Mais elle ne veut pas s'exprimer avant que le marteau soit définitivement retombé.