Gilles Simon n'est pas avare de ses efforts. Après sa semaine harassante à Madrid, le nouveau n° 1 français a dû encore s'employer, hier, pour venir à bout de l'Argentin Juan Monaco (51e mondial), à l'occasion de son entrée en lice au Grand Prix de Lyon. Le Niçois s'est imposé au terme d'un combat de 2 h 07 durant lequel il est passé tout près de la défaite. Mené 6-2, 4-2, Simon, dominé du fond du court, a alors cassé le rythme de son adversaire en montant au filet. Une technique payante qui lui a permis d'aligner cinq jeux d'affilée. Dans la troisième manche, Simon est revenu dans sa filière traditionnelle et a réussi à prendre deux fois le service de l'Argentin pour conclure par un ace sur sa première balle de match (2-6, 6-4, 6-1).
« Je suis bien content de m'en être sorti, a réagi le n° 10 mondial au micro du speaker. Je m'attendais à une grosse bagarre. Je n'ai pas été déçu. » Opposé aujourd'hui à Andreas Seppi (34e mondial), Gilles Simon s'attend encore à livrer « une belle bagarre du fond du court ». De fait, si le Français mène 2-0 dans ses confrontations face à l'Italien, il ne l'a jamais emporté facilement (7-6, 7-6 à Valence en 2006 et 6-0, 6-7, 6-2 à Palerme la même année). Mais il compte bien réussir la passe de trois. « Je rentre sur le terrain pour gagner, pas pour faire acte de présence », a-t-il prévenu.