Haro sur la drogue au volant. Un premier contrôle routier faisant appel aux kits salivaires de détection d'usage de stupéfiants s'est déroulé hier à Strasbourg. Durant l'opération, qui a mobilisé une vingtaine de policiers, un test d'alcoolémie a d'abord été réalisé sur une trentaine d'automobilistes. Les forces de l'ordre ont ensuite procédé sur trois d'entre eux à un dépistage de drogue, ce dernier n'étant effectué que si des indices font supposer une prise de stupéfiants.
Le test, qui rend son verdict au bout d'une quinzaine de minutes, s'est révélé positif pour un homme. Il a été placé en garde à vue avant d'être conduit à l'hôpital pour une prise de sang. Elle permettra d'établir avec certitude la consommation de stupéfiants. Et d'en déterminer la nature (cannabis, héroïne...), le test salivaire n'offrant pas cette possibilité. En attendant la confirmation, le conducteur fait l'objet d'une suspension de permis. Mais hier, le bon fonctionnement du test était mis en doute par un automobiliste n'ayant rien à se reprocher. Les autorités soulignent au contraire sa fiabilité. Et le sous-préfet de Sélestat-Erstein, Christophe Marx, présent sur le site du contrôle d'avertir : « Les kits de détection de stupéfiants vont se banaliser. »