SOCIAL - Le Premier ministre tient à mettre la mesure en place malgré la décision de la commission des Affaires sociales...
François Fillon tient à
la prime transport. Le Premier ministre l'a affirmé ce mercredi aux parlementaires de la majorité, alors que la mesure a été supprimée mardi par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale.
L'annonce de sa suppression a soulevé de vives protestations chez les syndicats, mais aussi dans les rangs de la majorité. Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, a déjà exprimé son «désaccord» avec la décision de la commission, prise sur une proposition de son président Pierre Méhaignerie (UMP).
Le faux argument du pétrole
Frédéric Lefebvre, l'un des porte-parole de l'UMP, a également indiqué qu'il «défendrait l'idée qu'il faut la rétablir». Il juge caduc le prétexte de la chute du prix du pétrole pour justifier la suppression de la prime. «Le prix du pétrole, même s'il baisse pour l'instant, structurellement, on sait parfaitement qu'il remontera», juge-t-il.
Une analyse reprise par le groupe socialiste, qui annonce dans un communiqué que «justifier l'abandon de cette prime par la baisse des prix du pétrole, comme le fait l'UMP, est irrecevable».
Le patronat dans le viseur
Pour les députés communistes, ce rejet n'a pour autre but que de satisfaire «la présidente du Medef». L'organisation patronale avait en effet vivement dénoncé la mesure lors de son annonce par le gouvernement.
Du côté de la Confédération Générale du patronat et des PME (CGPME), on se félicitait déjà de cette «volonté de cohérence dans l'action publique». L'organisation attend cependant « que cette décision soit confirmée lors du vote en séance».
L'intervention de François Fillon pourrait peser sur le vote des députés, prévu la semaine prochaine.
Avec agence