Le monde entier a les yeux rivés sur les Etats-Unis et semble suspendu au résultat du scrutin général qui désignera, le 4 novembre, le nouvel hôte de la Maison Blanche. Pourquoi tant d'attentions ? L'issue de certains dossiers est souvent scellée à Washington. Tour d'horizon.
La crise financière
Elle a prouvé l'interdépendance des institutions financières mondiales. Au lendemain de la faillite, le 15 septembre, de Lehmann Brothers, les banques du Vieux Continent ont connu leur lot de banqueroutes. Conséquence : certains, comme le président russe Dmitri Medvedev, dénoncent les « fautes graves » des Américains. Aujourd'hui, la crise bénéficie au démocrate Barack Obama, le républicain John McCain étant suspecté d'être sur la même ligne que l'administration Bush. Une certitude : le nouveau président aura fort à faire pour réinsuffler la confiance.
Le climat
Les Etats-Unis n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto. Motif : il risquerait de freiner leur économie. Le nouveau président devrait changer la donne. « Quel que soit celui qui entrera à la Maison Blanche en janvier, ce sera un monde différent sur le front du climat : tous deux acceptent le diagnostic scientifique et s'accordent sur les programmes à mettre en oeuvre » pour la lutte contre le réchauffement, affirme Eileen Claussen, présidente de l'institut indépendant Pew Center on Global Climate Change.
Les fronts irakien et afghan
Le futur locataire de la Maison Blanche devra avant tout tenir compte des réalités du terrain. Obama envisage un retrait d'Irak seize mois après son entrée en fonction, mais ne le claironne plus sur tous les toits, la situation étant loin d'être stabilisée. McCain a, au moins récemment, laissé tomber ses oripeaux de va-t-en-guerre, notamment concernant l'Iran, suspecté de mener un programme d'enrichissement nucléaire à des fins militaires. Sur le front afghan où l'insurrection ne cesse de gagner du terrain, seul Obama a évoqué davantage de troupes.