INCIDENT - L'Autorité de sûreté nucléaire revoit ses conclusions à la hausse...
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a revu à la hausse, ce mardi, la gravité de
l'incident concernant des boutons d'ascenseur en provenance d'Inde, qui se sont révélés radioactifs à Chimilin, dans l'Isère.
L’ASN explique dans un communiqué qu'elle «a décidé de reclasser cet événement au niveau 2 sur l’échelle INES (contre 1 précédemment, ndlr), en raison de l’exposition de plus de dix personnes à des doses dépassant la limite réglementaire».
«Parmi la trentaine de personnes exposées, une vingtaine de travailleurs ont été exposés à des doses allant de 1 mSv (milli-Sievert) à 3 mSv environ», alors que la limite d'exposition fixée par la réglementation est de 1 mSv/an.
Le 7 octobre dernier, l'usine d'équipements électriques avait été évacuée suite à la découverte du matériel radioactif dans des colis. «On est sur une source radioactive limitée», avait alors estimé un responsable de la préfecture.
Avec agence
L'échelle internationale des événements nucléaires (INES) compte huit niveaux de gravité, de zéro (écart) à sept (accident majeur).
Le niveau deux est considéré comme un «incident», n'ayant pas de conséquence hors du site, mais avec une «contamination importante ou surexposition d'un travailleur».