Cinéma, sexe et obsession

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Publié le 21 octobre 2008.

En quatre films, l'artiste propose un voyage au bout de ses obsessions. Mais - et c'est peut-être la preuve qu'il était moins inspiré au cinéma qu'en musique - le grand Serge avait une très nette tendance à reprendre les titres et les thèmes de ses chansons dans ses films. C'est le cas de son premier long métrage, Je t'aime, moi non plus (1976), avec Jane Birkin et Joe Dallessandro. Homosexualité, misogynie et scatologie, le film dérangea au point qu'il manqua de peu le classement X et reste aujourd'hui interdit aux moins de 16 ans.

Gainsbourg pousse la provoc toujours un peu plus loin. Avec Equateur (1983), il débarque en Afrique. Exotisme au programme... et les bijoux de famille de Francis Huster sur fond de soupirs sensuels. Dans Charlotte for Ever (1986), il n'a pas peur de parler d'inceste, un thème déjà abordé dans Lemon Incest. Et pour le réalisme, le réalisateur et acteur principal joue le looser incestueux avec comme actrice... sa fille Charlotte. Perversion pour finir, avec Stan the Flasher (1990), l'histoire d'un ex-enseignant exhibitionniste. Fin de l'odyssée de l'espace des obsessions gainsbouriennes. Truffaut avait promis un bel avenir à Je t'aime moi non plus, Godard avait apprécié Charlotte for Ever, mais le réalisateur prisé par la Nouvelle Vague n'a pas réussi à convaincre le public. Pour autant, il a su marquer l'histoire du cinéma en composant des bandes originales inoubliables : L'Eau à la bouche (1959), Les Bronzés (1978) ou Je vous aime (1980).

Oihanna Gabriel - ©2008 20 minutes
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