Comité d'accueil. Hier matin, les fidèles de la Dalbade ont slalomé entre manifestants et CRS pour entrer dans l'église. Une première en France, l'arrivée à la tête de La Dalbade de l'abbé Franck Touzet, membre depuis 1962 de l'Opus Dei a causé une forte agitation. Celle-ci s'est parfois transformée en affrontement verbal entre manifestants et paroissiens. « L'Opus Dei a des idées réactionnaires et de droite. Ce mouvement est associé à la dictature sanglante et tortionnaire de Franco », estime Jacky. « Ils ne respectent pas notre liberté de culte, ces gens sont manipulés, ils ne nous écoutent pas », rétorque une paroissienne devant un cordon de CRS.
A l'intérieur, l'atmosphère, plus calme, est parfois ponctuée par les cris des manifestants, partis un peu après le début de la messe. En préambule à la célébration, Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, a salué « la nouvelle contribution de l'Opus Dei à la tâche pastorale », avant de présenter officiellement l'abbé Touzet aux 500 fidèles présents. « Je ne suis dans ce diocèse qu'un curé de plus parmi tant d'autres, a expliqué ce dernier à la sortie de la messe. L'Opus Dei n'a rien demandé, elle a pris ce qu'on lui a donné. » Pour lui, ce mouvement catholique, souvent critiqué pour son passé pro-franquiste, « n'a jamais eu de lien avec le franquisme en tant qu'institution de l'Eglise ». « Ce sont des fidèles de l'Opus Dei sous leur propre responsabilité qui ont collaboré » a-t-il précisé.