REACTIONS – De nombreuses figures du PS ont exprimé leur soutien à DSK, visé par une enquête...
Au centre d’un scandale mêlant sexe, pouvoir et gros sous et alors que les conclusions de
l’enquête diligentée par le FMI ne seront rendues que fin octobre, DSK recueille pourtant le soutien de nombreuses figures du PS et de quelques membres du gouvernement, les plus incrédules allant jusqu’à parler d’une opération de déstabilisation.
Eric Besson, secrétaire d'Etat au développement de l'Economie numérique
«C'est un ami (...), je trouve ça triste pour lui et le FMI, je trouve ça dérisoire surtout», Eric Besson dans un entretien à la chaîne française d'information ITélé. «Si je comprends bien, c'est une affaire privée, il n'y a ni plaignant, ni plaignante, on est en pleine tourmente financière, le FMI est en première ligne, et comme par hasard sort cette affaire absolument dérisoire» a-t-il poursuivi.
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères
«Dominique Strauss-Kahn est mon ami, je sais son talent, je sais qu'il est nécessaire qu'un homme comme celui-là, à la tête d'une institution qui justement devait jouer un rôle particulier dans la remise en ordre de notre système économique, puisse jouer son rôle pleinement .(...) Ca, c'est essentiel. Le reste, c'est de l'ordre du privé».
Le chef de la diplomatie française s'est également interrogé sur les raisons de l'enquête menée, estimant qu'il pouvait y avoir «malice» de la part de ceux qui l'ont déclenchée.
Jean-Marie Le Guen, député de Paris
Ce proche de Dominique Strauss-Kahn juge dimanche qu'il pouvait y avoir une «volonté de déstabilisation» de ce dernier dans la crise financière mondiale.
«Dans le chaudron de la finance internationale, au milieu de cette crise, l'idée d'avoir Dominique Strauss-Kahn qui est un homme à la fois compétent et qui a idées précises sur la nécessité de régulation du monde financier peut justifier le fait qu'il n'a pas que des amis», a déclaré l'adjoint au maire de Paris sur RTL.
«Il y a peut-être aussi, c'est vrai, chez certains, une volonté de déstabilisation», a-t-il ajouté.
Jack Lang
«DSK est une personnalité reconnue, je lui fais confiance, il ne peut pas être mis en cause à la légère».
Bertrand Delanoë
«J'ai le respect de la liberté individuelle, le respect des principes. Lorsque les faits ne sont pas établis, je ne veux pas que l'on jette l'opprobre. Bien entendu je suis soucieux de l'exigence éthique de l'application de toutes les règles».
Vincent Peillon, eurodéputé
«Parce que j'ai de l'amitié pour Dominique Strauss-Kahn, parce que c'est un grand dirigeant français et que c'est pour la France important, surtout dans le contexte actuel, d'avoir cette responsabilité au FMI, je souhaite que les choses se passent bien et qu'il soit totalement innocenté».
Ségolène Royal
«L'enquête est ouverte, il faut attendre l'issue de l'enquête», a déclaré sur Canal+ la présidente de Poitou-Charentes. «J'espère qu'il sera blanchi dans cette histoire, parce que sinon, pour la la réputation du sérieux et de la compétence de la France, ce serait très embêtant», a-t-elle observé.
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Nadia Daam (avec agence)