MOUVEMENT SOCIAL - Enseignants, étudiants et syndicalistes entendent lancer un cri d'alarme...
Enseignants, lycéens, étudiants, parents, syndicalistes: au total 47 organisations sont descendues dans la rue à Paris pour la défense du service public de l'éducation et contre les suppressions de postes entendent lancer un cri d'alarme, redoutant que l'Education nationale ne soit plus à l'avenir une priorité de la Nation.
La manifestation a rassemblé 80.000 personnes selon les organisateurs. Venus d'un peu partout en France, les manifestants, en grande majorité des enseignants mais aussi des étudiants, des lycéens et des parents d'élèves de la FCPE, sont partis vers 13h de
place d'Italie, en direction de
la place de la Bastille (11e).
«L'importance de la mobilisation montre que le message "L'école, c'est l'affaire de tous", est bien passé», a déclaré à l'AFP le secrétaire général du Sgen-CFDT, Thierry Cadart.
La mobilisation intervient avant l'examen à l'Assemblée nationale, le 4 novembre, du budget de l'éducation qui prévoit 13.500 suppressions de postes en 2009, après 11.200 en 2008, et 8.500 en 2007.
La crise financière et ses effets sont un facteur supplémentaire d'inquiétude dans un milieu où l'on craint que ne s'accentue une tendance, souvent dénoncée, de l'Etat à considérer l'Education nationale comme une variable d'ajustement budgétaire.
«Tous ces milliards injectés dans les banques»
«Ce qui remonte des réunions avec nos collègues, c'est déjà l'indignation de voir tous ces milliards injectés dans les banques alors qu'on refuse les moyens à l'éducation», souligne Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU, interrogé par l'AFP, qui a évoqué aussi «la crainte du chômage chez les précaires et pour le pouvoir d'achat dans toutes les catégories de personnel».
Interrogée lors du
«Grand rendez-vous» d'Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, Valérie Pécresse a jugé la manifestation «injustifiée et décalée».
ND (avec agence)